Les plages de Songkhla, dans le sud de la Thaïlande, font face à une recrudescence de méduses venimeuses. Les autorités multiplient les mesures pour protéger les baigneurs.


Chaque année, entre janvier et mars, les courants marins transportent vers la côte de Songkhla des méduses potentiellement dangereuses, particulièrement sur les plages de Samila et Chalathat. Songkhla est une ville côtière située dans le sud de la Thaïlande, à proximité de la Malaisie. Le phénomène est reconnu et régulièrement signalé par les autorités locales, qui appellent les baigneurs à la prudence. Les méduses observées sont notamment du genre Physalia, dont les tentacules peuvent provoquer de fortes brûlures et des réactions physiologiques sévères.
Les risques pour les baigneurs
La présence de méduses venimeuses n’est pas uniquement dangereuse sur le papier, les piqûres peuvent causer des douleurs intenses, des irritations cutanées, voire des risques neurologiques ou cardiaques pour les cas les plus graves, selon des mises en garde locales.

Ces risques expliquent aussi la mise en place de dispositifs de prévention et des postes de premiers secours équipés de vinaigre, recommandé pour neutraliser les cellules urticantes.
Des mesures de sécurité renforcées
L’installation de drapeaux jaunes et de panneaux d’avertissement à Songkhla, s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention touristique. Les autorités locales recommandent de na pas entrer dans l’eau lorsqu’un drapeau jaune est hissé, les sauveteurs sont mobilisés pour surveiller les zones à risques et il est conseillé de vérifier les conditions de baignade et la présence de méduses sur la plage avant d’aller nager. Songkhla est une destination populaire pour ses plages mais, comme beaucoup de côtes tropicales, elle est sujette à des dangers marins saisonniers qui nécessitent vigilance et informations pour les visiteurs.
Quelques conseils pour une intervention de première urgence
Au cas où vous ou l’un de vos proches se ferait piquer, voici les premières mesures d’urgence recommandées :
- sortir immédiatement de l’eau, ne pas continuer à nager car les symptômes peuvent s’aggraver et entraîner une noyade en cas de réactions allergiques graves,
- dans les cas graves, impliquant une perte de connaissance ou des difficultés respiratoires, appeler les secours et commencer immédiatement la réanimation cardio-pulmonaire (pour ceux qui ont appris les gestes de premier secours),
- verser rapidement du vinaigre sur la plaie pour empêcher la libération de venin supplémentaire par les cellules urticantes. Si vous n’avez pas de vinaigre, rincer à l’eau de mer mais ni eau douce, ni urine, ni huile,
- ne pas frotter, ne pas même toucher la plaie à mains nues, car les cellules urticantes peuvent demeurer. Retirer soigneusement les tentacules à l’aide d’une pince à épiler.
- consulter au plus vite un médecin, surtout en cas de réaction grave,
- même pour les cas bénins, observer l’évolution de la personne piquée pendant au moins une heure car certaines espèces provoquent des symptômes initiaux légers, qui s’aggravent par la suite.
Un phénomène présent ailleurs en Thaïlande et en Malaisie
Comme celles de Songkhla, les plages touristiques de Thaïlande, comme celles de Phuket, Krabi, Koh Samui ou encore Koh Phangan, voient parfois des méduses venimeuses les coloniser, selon la saison, et des mesures de sécurité y sont aussi recommandées.

Du côté malaisien, des méduses box jellyfish aussi appelés cuboméduses, ont été signalées notamment à Langkawi et Sabah, avec des incidents graves rapportés, montrant que ce phénomène naturel touche toute la région maritime d’Asie du Sud-Est.
Contacts pour obtenir de l’aide :
- Ligne d’urgence : 1669
- Sauveteurs (municipalité de la ville de Songkhla) : 0-7430-0066












