

Après une année 2007 qui l'a vue tomber à la 18ème place mondiale, Amélie Mauresmo a fait son retour sur les courts la semaine dernière à Gold Coast. Forfait au tournoi de Sydney, elle sera bien présente à l'Open d'Australie (14-27 janvier) pour tenter de redorer son blason
Amélie Mauresmo, en septembre dernier à Pékin, où l'attend l'un de ses objectifs de 2008 : les JO (photo AFP)
Amélie Mauresmo est rassurée. Mardi, la Française avait passé une IRM suite à une douleur ressentie aux adducteurs. Le résultat est satisfaisant et Amélie pourra disputer le premier tournoi du Grand Chelem de la saison en Australie. Une bonne nouvelle pour l'ancienne n°1 mondiale après une année 2007 proche du calvaire. Un seul tournoi remporté (Anvers), 28 victoires pour 15 défaites. Des résultats très moyens en Grand Chelem : 1/8e de finale à Melbourne et Wimbledon, 1/16e de finale à Roland-Garros et forfait à l'US Open. Au final, une 18ème place mondiale, son plus mauvais classement depuis 1998 (29ème).
Les raisons de ces mauvais résultats sont avant tout physiques. Tout a commencé par une opération de l'appendicite en mars. "Nous avons sous-estimé l'impact de mon opération de l'appendicite. Tout le monde avait envie que je joue Roland-Garros, mais je n'aurais pas dû. Je n'étais pas prête", avouait-elle fin décembre. Ensuite ce sont ses adducteurs qui lui ont joué des tours, un mal récurent chez elle. La dernière partie de saison a été douloureuse : "J'ai vécu les tournois de fin d'année dans la souffrance et j'étais ravie d'en terminer avec 2007".
Retrouver son physique et son tennis
A 28 ans, la voilà aujourd'hui fraîche et dispo pour repartir à l'assaut de la planète tennis qu'elle avait dominée il y a deux ans -deux victoires en Grand Chelem. Pour atteindre son objectif, Amélie n'a pas ménagé ses efforts en suivant un entraînement physique intensif de six semaines en Suisse avec sa garde rapprochée et son ami Guy Forget. Le physique au point, Amélie veut retrouver son tennis et surtout le goût de la victoire. Car l'année 2008 est chargée avec les quatre tournois du Grand Chelem, le Masters en fin de saison et les Jeux Olympiques de Pékin en août. Médaille d'argent à Athènes en 2004 (défaite en finale face à Justine Hénin), la tricolore veut accrocher le titre olympique à son palmarès.
A-t-elle les moyens de réintégrer le gotha mondial du tennis féminin ? Si son physique ne la trahit pas, il est raisonnable de répondre par l'affirmative, son niveau de jeu n'ayant pas pu disparaître du jour au lendemain. On peut aussi penser que la coupure en fin d'année dernière lui aura permis de recharger les batteries mises à mal par une dizaine d'années de présence intensive sur le circuit WTA.
À Gold Coast, après deux tours tranquilles, elle a perdu en quarts de finale face à Patty Schnyder -15ème mondiale- en deux sets (6/4, 6/4). Une remise en route difficile donc mais pas anormale. La première levée du Grand Chelem en dira plus sur les possibilités de l'ancienne n°1 mondiale.
Jérémy PATRELLE. (www.lepetitjournal.com) jeudi 10 janvier 2008






































