

Il y a encore un an, le Président syrien Bachar al-Assad était un allié politique et un ami personnel du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdo?an. La répression des manifestations antigouvernementales a eu raison de ces liens étroits. À chaque nouvelle victime (3.500 depuis mars selon les Nations Unies), la Turquie hausse un peu plus le ton et réclame, comme la France, des sanctions contre le régime. Un article de notre édition d'Istanbul
(photo AFP)
?Il n'y a pas de place pour des régimes autoritaires sur les rives de la Méditerranée.? Dans un entretien au journal britannique Sunday Telegraph publié ce week-end, le Président Abdullah Gül ajoute cette remarque en forme de sentence à la liste des critiques turques contre le régime de Damas. Excédée par la répression, ne croyant plus aux promesses de réformes, la Turquie durcit le ton contre la Syrie, avec laquelle elle partage 900 km de frontière.
Vendredi, c'était Ahmet Davuto?lu, ministre des Affaires étrangères, qui appelait à ?accroître la pression sur la Syrie pour faire cesser le bain de sang?. La Turquie plaide pour des sanctions économiques et menace notamment d'interrompre ses livraisons d'électricité en Syrie.

Une résolution à l'ONU ?
À l'unisson des demandes turques, la France réclame davantage de sanctions. ?Il n'est pas normal que sur une crise de cette ampleur, le Conseil de sécurité (de l'ONU) ne se prononce pas. Et j'espère que ceux qui bloquent aujourd'hui toute résolution au Conseil de sécurité finiront par prendre conscience de la réalité?, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, en visite à Ankara vendredi.
Le chef de la diplomatie française faisait référence sans les nommer à la Russie et la Chine, qui ont opposé début octobre leur veto à un projet de résolution condamnant les violences en Syrie. À défaut de résolution, Paris et Ankara ont réaffirmé leur soutien aux opposants organisés au sein du Conseil national syrien (CNS)... Lire la suite sur notre édition d'Istanbul




































