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Nicoletta Fiorella - La passion du luxe, de Rome à Singapour

Par Dominique Langlois | Publié le 04/11/2019 à 14:30 | Mis à jour le 05/11/2019 à 04:51
Nicoletta Fiorella

Une jolie découverte cette semaine avec Nicoletta Fiorella, une italienne passionnée qui vit à Singapour depuis 11 ans. Elle a cultivé l’amour des belles choses depuis sa naissance à Rome et au fil de ses expatriations, de Paris à Londres et finalement Singapour. Nicoletta nous raconte son parcours dans le monde du luxe à la française, avant de créer son propre univers de joaillerie SanLorenzo8.

 

 

LePetitJournal.com : Nicoletta, parlez-nous de votre parcours professionnel

 

Nicoletta Fiorella : J’ai étudié à Rome le commerce et la psychologie. Au cours de mon cursus universitaire, j’ai eu l’opportunité de faire un stage dans la prestigieuse maison Louis Vuitton à Rome, la maison renvoyant à la période précédant le rachat de l’enseigne par le groupe de Mr Bernard Arnault (LVMH). J’étais vraiment très jeune à l’époque et je m’apprêtais à y passer 3 mois de formation. J’ai eu la chance de m’y trouver à un moment favorable. La famille Louis Vuitton était toujours là. J’ai été imprégnée de l’esprit de la maison avec son côté historique, antique et luxueux. J’étais là au moment de la transition, il fallait alors perpétuer la tradition antique et la qualité tout en passant à l’industrialisation. J’y ai passé finalement 15 magnifiques années. J’ai pu apprendre toutes les facettes du métier, de la vente à la comptabilité. Les journées étaient très riches et variées, le parcours au sein de l’entreprise très formateur. Je travaillais beaucoup, mais on me le rendait bien. Je me suis prise de passion pour la marque Louis Vuitton, non pas parce que c’est une marque de luxe, mais parce qu’ils m’ont donné les moyens d’acquérir des compétences multiples qui sont mes alliées aujourd’hui. La formation que j’ai reçue est reconnue par les plus grands noms de la mode et du luxe.

 

Comment est née votre passion pour la Joaillerie ?

 

Cet attrait pour les pierres précieuses vient de ma prime jeunesse durant laquelle mon grand-père m’emmenait acheter des pierres précieuses pour gâter ma grand-mère ou ma mère. J’ai eu la chance ensuite de vivre une expérience fabuleuse à l’époque où Louis Vuitton s’est lancé dans la vente de bijoux dans les boutiques majeures (Milan, Paris…). Tous les directeurs devaient suivre une formation de très haute qualité avec des artisans joailliers pour apprendre et pouvoir parler des bijoux en connaissance de cause. Les clients devaient se rendre dans une de ces boutiques pour découvrir les collections de joaillerie. J’étais alors directrice de la boutique de Gènes/Portofino. La clientèle locale très aisée était importante et ne comprenait pas pourquoi il fallait se déplacer à Milan pour profiter de la joaillerie Louis Vuitton. A force de persuasion, j’ai pu finaliser une vente d’un bracelet en diamants très cher, ce qui m’a valu d’être la première directrice de boutique à pouvoir présenter de la joaillerie en dehors de Milan et Paris.

Une autre étape de ma vie a été de devenir maman et de donner de la place à ma famille. Nous avons emménagé à Monaco et s’est posée la question difficile de la carrière professionnelle, tout en restant disponible pour mes filles et mon mari. J’ai alors repris une formation très spécialisée en gemmologie.

 

Nicoletta Fiorella SanLorenzo8

 

Comment en êtes-vous venue à lancer votre propre griffe de joaillerie ?

 

Je suis arrivée avec ma famille à Singapour en 2009. S’est de nouveau posée la question de la carrière professionnelle. Reprendre mon poste chez Louis Vuitton aurait été chose faisable, mais l’intensité du travail avec les horaires locaux n’était pas envisageable pour maintenir notre harmonie familiale. J’ai eu l’opportunité de rencontrer une dame de grande importance qui m’a généreusement mise en relation avec les meilleurs artisans joailliers et les meilleurs fournisseurs. Je suis très douée pour le dessin et pour ressentir les envies de mes clients fortunés. Forte de mes contacts préservés datant de mon époque bénie chez Louis Vuitton j’ai pu me lancer dans l’entreprenariat. Mais la question d’entrer dans le système singapourien s’est posée. Une boutique, compte tenu de la très haute qualité de mes créations, était hors de prix. J’ai tout d’abord réalisé quelques pièces, allant des petits bracelets à initiales aux grosses pièces uniques. J’ai pu tester lors d’un mini event la réaction de mes clients. À ma grande surprise ce sont les bijoux de haute joaillerie qui se sont tous vendus. L’affaire était faite ! Les commandes sont donc sur demande directe de mes clients. Ma marque s’appelle SanLorenzo8, du nom de la rue de mon premier event, de mes premières ventes dans mon logement de Gènes.

 

En quoi consiste votre activité aujourd’hui ?

 

Je propose un travail de haute exigence avec des pierres de très grande qualité. Mes bijoux sont montés sur or jaune, blanc, doré, noir, ou sur platine. Les pierres sont le plus souvent précieuses (diamants blanc pur, jaune, rose, saphirs, rubis, émeraude…) mais peuvent aussi être semi-précieuses. Je dessine selon les envies de mes clients, qu’il s’agisse d’hommes voulant gâter leur femme ou de femmes souhaitant se faire plaisir. Les hommes sont le plus souvent passionnés et cela est d’autant plus agréable de travailler. C’est un travail dans la complicité, ce n’est pas une vente rapide. Le chemin est long entre la demande initiale, les entretiens, le dessin du bijou, la sélection des pierres et pour finir la réalisation par l’artisan spécialisé. Cela représente un aboutissement et le plus beau des cadeaux pour moi est de voir la satisfaction de mes clients face au bijou abouti. Chaque pièce de joaillerie est une pièce unique. Je travaille dans les détails, la précision. Par exemple lorsqu’il s’agit de diamants, je sélectionne des tailles identiques, des caractéristiques similaires pour obtenir une belle homogénéité. Les pierres sont équilibrées et cela fait la différence. Je travaille à 80% sur commande et 20% de collection de plus petits bijoux. Les prix sont très avantageux, on parle ici de 50% de moins qu’un bijou en boutique, alors que l’excellence et l’exclusivité sont au rendez-vous.

 

SanLorenzo8

 

Pour conclure, j’ajouterais que si vous voulez vous faire plaisir ou faire plaisir, vous trouverez en Nicoletta une écoute professionnelle et rigoureuse qui vous permettra de réaliser votre projet dans une belle complicité et avec un résultat époustouflant.  Merci de nous avoir fait partager votre univers Nicoletta.

Dominique Langlois, Petit Journal Singapour

Dominique Langlois

Orthophoniste de formation, aimant la langue française, la gastronomie et l’œnologie, Dominique se fait un plaisir de partager ses découvertes, ses rencontres et ses coups de cœur.
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