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Lorant Deutsch raconte Paris à Singapour. Notre interview exclusive !

Par Bertrand Fouquoire | Publié le 28/05/2018 à 15:00 | Mis à jour le 01/06/2018 à 11:32
Lorant Deutsch Paris Spectacle Singapour Tournée

En tournée en Asie, Lorant Deutsch sera à Singapour le 31 mai pour présenter son dernier spectacle « Paris, une balade le long de la Seine ». Un spectacle étonnant qui, mêlant vidéos, animations et reconstitutions 3D, emmène le public en ballade sur la Seine, à la découverte des légendes et mystères de Paris. Entretien.

Ecoutez l'interview de Lorant Deutsch

 

Photo: (c) SOKOL Photographe

lepetitjournal.com/Singapour : Vous entreprenez une tournée en Asie dans laquelle vous présentez votre spectacle « Paris, une ballade le long de la Seine ». Quelle est la genèse de ce spectacle?

Lorant Deutsch - La genèse de ce spectacle, c’était l’idée d’aller exporter Paris. Essayer de la faire découvrir à ceux qui n’ont pas l’occasion de se déplacer. Inviter évidemment les gens à venir nous retrouver pour se rendre en compte, en vrai, de la beauté de Paris. Mais c’est vrai que c’est une petite carte de visite, une petite publicité, un appel : « venez-nous voir, on le mérite ». Voilà pourquoi on a eu envie d’aller en Asie. D’autant plus qu’on sait à quel point l’Asie aime Paris. Il y a beaucoup de touristes qui viennent à Paris. Et pourquoi n’y en aurait-il pas davantage ? Voilà pourquoi on a décidé de commencer cette tournée mondiale par l’Asie qui est un creuset de touristes. Et puis quand vous êtes 1,5 milliard, évidemment, vous vous intéressez mieux à la Chine.  

- Y-a-t-il loin de la Seine à la scène ? Comment parvenez-vous à rendre vivants ces lieux que vous nous invitez à redécouvrir ?

- Je suis comédien, donc mon métier premier c’est de parler, c’est de jouer, d’avoir un public. Et quand vous êtes écrivain, vous êtes devant une page blanche et vous ne voyez personne. Donc en quittant l’écrit pour l’oral et en présentant mes travaux, parce que finalement mes spectacles, c’est une synthèse de mes travaux à l’écrit, eh bien c’est une manière de retrouver le public que j’avais un peu perdu en écrivant.

-  Comment, parmi tous les lieux de Paris, avez-vous choisi ceux dont vous parlez dans votre spectacle ?

- Les lieux que j’ai choisis, il fallait qu’ils racontent l’histoire de Paris, les grandes périodes. Il fallait qu’ils soient le long de la Seine. Parce que le thème, l’axe, la colonne vertébrale, c’est de suivre le cours de la Seine et de suivre ce qu’on peut voir. Et donc, avec ce qu’on voit quand on se balade en bateau à Paris, eh bien je vais raconter l’histoire. C’est un voyage spatio temporel. Donc sur le fleuve, on se déplace d’est en ouest. Et ça tombe bien, parce que, figurez-vous, Paris a grossi d’Est en Ouest. Donc c’est tout trouvé.

Lorant Deutsch sur la Seine- De quel lieu auriez-vous envie de nous parler en avant-première du spectacle et pourquoi ?

- Je vais vous parler d’abord de l’Ile de la cité parce que c’est la genèse, c’est le berceau, la matrice à partir de quoi tout est parti. Paris est née sur le fleuve et au milieu du fleuve il y avait une île.

-  Si vous aviez la possibilité de remonter le temps, à quelle époque auriez-vous le plus envie de vivre à Paris ?

- J’aime toutes les époques. Et finalement je suis très content de vivre à la mienne parce que, avec les dangers qui régnaient dans le passé, avec les maladies, la famine, la peste, etc … Je pense que je n’aurais pas fait 20 mètres avec mon physique.

-  Vous êtes à la fois acteur, comédien, écrivain. Prenez-vous le même plaisir dans chacune de ces activités ?

- Oui c’est le même plaisir. Ce qui est agréable, c’est l’alternance. Je suis très heureux par moment d’écrire, de prendre du temps pour produire un livre. Et de temps en temps je suis très heureux d’être avec d’autres comédiens sur scène ou dans un film. C’est pour moi l’impression de faire le même métier, à savoir de raconter et de vivre des histoires.

-  Comment passez-vous de l’une à l’autre ? Est-ce le fruit des opportunités ou bien éprouvez-vous à certains moments le besoin de vous exprimer plutôt sous telle ou telle forme ?

- Les deux. C’est à la fois les deux. C’est soit parce qu’il n’y a rien qui m’est proposé donc je travaille tout seul et je fabrique  mes propres projets. Soit ce qu’on me propose ne m’intéresse pas. Soit je suis sec et je n’ai pas d’idée donc je me laisse guider dans les aventures des autres par des films. Voilà, c’est un ensemble. Il n’y a rien qui décide, je me laisse décider.

-  Retour sur « métronome » qui a été votre premier (énorme) succès de librairie. Qu’est-ce qui, à l’époque, vous a poussé à vous lancer dans l’écriture et comment en êtes-vous arrivé à vous passionner, sous cette forme, pour l’histoire de Paris ?

- Qu’est ce qui m’a poussé dans l’écriture ? Je me suis toujours passionné pour l’histoire de Paris parce que je me suis rendu compte, petit, que le nom des choses avaient des énigmes et que c’était source d’enquêtes. Au départ ça a été les stations de métro qui ont un nom, et ce nom a une histoire. Donc tout à coup, en comprenant mieux cette histoire, on se sent mieux dans le présent. Aimer l’histoire ce n’est pas aimer le passé, c’est davantage aimer le présent. Vouloir le décrypter, le décortiquer et comprendre comment on en est arrivé là.

-  Le succès du livre vous a t’il surpris ? Quel sont selon vous les éléments qui ont fait que le grand public se soit ainsi passionné, grâce à vous, pour l’histoire de Paris ?

- Oui, j’ai été énormément surpris. Je ne pensais pas que je puisse intéresser par mes livres autant de personnes. J’espérais pouvoir le vendre à 3000-4000 exemplaires. C’est sûr que quand vous en vendez 2 millions, vous vous dites que quelque part il y a une petite fée qui s’est penchée sur vous. C’est quelque chose qui fait que, encore aujourd’hui, je suis émerveillé par ce qui m’arrive et très heureux parce que, derrière ce chiffre de 2 millions, ça veut dire qu’il y a 2 millions de complices. Donc je me sens moins seul.

-  Y-a-t-il des choses que vous ne sachiez pas faire ou des choses que vous n’avez pas encore tentées que vous aimeriez explorer ?

- Oui il y a plein de choses que je ne sais pas faire. Par exemple, je ne sais pas parler chinois. Donc heureusement qu’il y a des traductions anglaises et qu’il va y avoir Sonny Chan pour m’aider ; Sonny Chan qui est de Singapour et qui va venir m’aider à Hong Kong, en cantonnais à raconter ce spectacle. J’aurais bien aimé, c’est un rêve secret, avoir été capable de m’exprimer en cantonnais pour qu’ils me comprennent directement. La pour l’instant cela passera par le truchement d’une bande rythmo et de Sonny Chan pour répondre.

"Paris, une ballade le long de la Seine", le 31 mai 2018, à 20:30, à l'Alliance Française de Singapour. Tous les détails dans EXPATGUIDE

 

Bertrand Fouquoire

Bertrand Fouquoire

co-Directeur de l'édition. Après avoir vécu 9 ans à Singapour, Bertrand est revenu en France en janvier 2017, où il a repris ses activités de coaching pour les expatriés et les conjoints et pour les jeunes adultes
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