Édition internationale

ALAIN KAHN - Conseiller consulaire et entrepreneur

Écrit par Lepetitjournal San Salvador
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 24 mars 2016

 

Alain Kahn est un entrepreneur établi au El Salvador. Il a pris la succession de son père Roberto à la direction d'Omnisport. Il est aussi conseiller consulaire pour El Salvador et le Guatemala.

Lepetitjournal.com :  Bonjour monsieur Kahn. Vous êtes installé à San Salvador, mais d'où êtes-vous originaire ? Où avez-vous fait vos études ?

 Alain Kahn : La famille est établie en Alsace, à Strasbourg principalement, tout comme ma belle-famille. Mon père était de Moselle, c'est d'ailleurs là que j'allais rendre visite à  ma grand-mère. J'ai passé mon baccalauréat à Strasbourg, puis je suis allé à Paris, dans une école de commerce international.

 Quel âge aviez-vous lorsque vous êtes arrivé au El Salvador ? Et pourquoi s'y installer.

En fait, je suis né au El Salvador en 1970, et au début de la guerre mon père nous a envoyés en France. Je suis parti une quinzaine d'années, c'est à dire de l'âge de 10 ans jusqu'à 25 ans. Mon père était resté à San Salvador, et à la fin de la guerre, j'ai décidé de venir le rejoindre pour l'aider dans ses affaires. Il avait monté son entreprise ici, et moi je n'avais pas vu mon père pendant pas mal d'années, même si j'étais venu pour des vacances.

 L'intégration a-t-elle été facile ?

J'avais quand même vécu 10 ans ici, et ensuite nous étions venus en vacances. Nous avions donc de la famille et des contacts, même si le temps avait passé. C'est plus facile que pour quelqu'un qui vient d'arriver et qui ne connaît personne. Et puis les Salvadoriens sont accueillants et positifs en général, les gens sont contents de retrouver d'anciens amis. Et cette gentillesse est contagieuse, car même les Français qui vivent ici sont ouverts et hospitaliers.

Dans quel secteur activité travaillez-vous ?

Notre compagnie Omnisport distribue de l'électroménager, de l'informatique, des meubles? Nous sommes représentants Sony depuis des années, et aussi LG. Nous avons quelques centaines d'employés.

Vous avez été président de la Chambre Franco Salvadorienne de Commerce et d'Industrie. Quel est son rôle ?

J'ai en effet pendant huit ans assuré la présidence de la Chambre de Commerce Franco-Salvadorienne. Elle existe depuis 1997, et son but est de promouvoir et de faciliter le commerce entre El Salvador et la France. La CFSCI compte 45 entreprises membres, aussi bien françaises que salvadoriennes.  J'ai ainsi accompagné le président de la République à Paris, et aussi le ministre des Affaires étrangères. On cherche à mettre nos entreprises en avant, on participe aux foires et salons, ça fait briller la France. Nous avons fait des missions en France pour présenter les produits salvadoriens en France et vice-versa. Puis, il y a eu la possibilité de prendre le poste de conseiller consulaire, et c'est à ce moment-là que j'ai cédé ma place. J'avais peur que l'ambassade de France soit rattachée au Panama, ou au Mexique ; il n'y avait pas d'autre candidat. 

Expliquez-nous le rôle du conseiller consulaire et pourquoi vous avez accepté ce poste.

Le rôle prend une autre dimension quand on sait que le consulat de France à San Salvador devrait fermer début 2017. On est mis au courant des affaires par l'ambassadeur et le consul. Je suis le représentant des Français d'El Salvador et du Guatemala, c'est la circonscription où j'ai été élu. Je représente les Français établis hors de France auprès de l'ambassade et du consulat, au sein d'un conseil consulaire. Mon mandat est de 6 ans. Je continue ce que je faisais avant d'être conseiller consulaire : je participe à la commission des bourses, aux réunions de sécurité, de bienfaisance.  Je participe à l'élection des sénateurs des Français de l'étranger.

Dans le cadre du projet de fermeture définitive du consulat de France à San Salvador, j'ai accompagné dernièrement le sénateur Olivier Cadic au Guatemala, au lendemain de sa visite à San Salvador (voir lepetitjournal.com du 26 février http://bit.ly/1oEySqB). On peut dire que ça met dans une forme plus officielle ce que mon père faisait avant moi et que j'ai continué.  J'aimerais faire passer un message aux Français établis au El Salvador : maintenant que le consulat va fermer, je conseille à nos compatriotes de se mettre à jour dans leur démarches administratives dès maintenant, de refaire leur passeport par exemple, même si ce document n'est pas encore périmé.

Que conseilleriez-vous à un Français désireux de s'installer au El Salvador ?

Comme porte d'entrée je conseillerais la Chambre de commerce qui est un bel instrument. Elle peut le guider. Il peut aussi parler avec les entrepreneurs locaux du même secteur d'activité, ils sont une mine d'information. Il peut enfin s'adresser à la Mission économique du Guatemala. 

 

 Jean-Jacques Sutra (www.lepetitjournal.com/sansalvador) mercredi 23 mars 2016

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Publié le 22 mars 2016, mis à jour le 24 mars 2016
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