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Nomination du nouveau directeur de la Villa Médicis.

Par Le Petit Journal de Rome | Publié le 07/03/2020 à 10:40 | Mis à jour le 07/03/2020 à 10:45
Sam_Stourdzé_aux_rencontres_d'Arles_2017

Après un intérim de dix-huit mois assuré par Stéphane Gaillard suite au départ de Muriel Mayette-Holtz en 2018, le directeur des Rencontres d’Arles a été nommé à la direction de la Villa Médicis par le ministre de la culture, Franck Riester et le président de la République, considérant qu’il faut mettre en avant une nouvelle génération de jeunes talents. « Le projet de Sam Stourdzé était le plus ancré dans l’Europe. Il saura fédérer des énergies dans un esprit pluridisciplinaire à la Villa Médicis. » précise l’Élysée.

Né à Paris en 1973, il suit des études d’économie et d’histoire de l’art à l’université de la Sorbonne, il poursuit son cursus à l’université de Berkeley, en Californie, où il découvre la photographie. À l’âge de vingt ans, il monte diverses expositions de manière indépendante ; quelques années plus tard, il dirige NBC Photographie, puis devient commissaire général des expositions de photographie des « Rendez-vous de l’histoire » de Blois. Cinq ans avant de prendre la direction du musée de l’Élysée à Lausanne, il y organise une grande exposition sur « Charlie Chaplin et les images ». Depuis 2014, il dirige les Rencontres d’Arles, ayant réussi à augmenter la fréquentation du public de 75%.

Ancien pensionnaire en section cinéma de la villa créée sous l’impulsion de Colbert et du Bernin, Sam Stourdzé avait travaillé sur Federico Fellini en 2007. Son ambitieux projet avait donné lieu à une exposition européenne, « Fellini, la grande parade », ainsi qu’à une rétrospective de ses films à la Cinémathèque française.

À l’antenne de France Culture, Sam Stourdzé résume les tâches qu’il se fixe : « Ma mission va consister à écouter, rencontrer, comprendre. C'est un lieu que je connais puisque j'y ai été pensionnaire il y a une douzaine d'années. C'est un lieu formidable, il y a peu d'endroits où vous pouvez accueillir des créateurs, auteurs, artistes et leur ouvrir un lieu de désintéressement. Un moment où pendant un an, vous pouvez de manière complètement désintéressée réfléchir, travailler, penser, créer. Il faut aussi que ce moment soit un moment d'action, de mise en réseau, d'ébullition, de mise en échange. Pour beaucoup de pensionnaires, la liste est prestigieuse, c'est un moment absolument unique. Mais pour d'autres, on a l'impression que cette chance n’est pas complètement saisie. C'est à l'institution de s'assurer que cette chance est saisie par tous. La culture fait partie du soft power français, oui. Mais il faut rester là où on l'on est. La Villa Médicis est un lieu de rayonnement de la culture française et oui, la culture française a quelque chose à dire, une voix à porter haut et ce message peut rayonner, être audible de par le monde. Je serai particulièrement attentif à ce que ces messages rayonnent mais aussi à la mise en réseau de la Villa Médicis au sein d'un réseau européen. Aujourd'hui, faire rayonner la culture entre la France et l'Italie, c'est promouvoir l'idée européenne, une idée importante qu'il faut défendre aujourd'hui. 

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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.