Le Giallo, épouvante italienne et ses meilleurs films

Par Julie Lehrmann | Publié le 29/10/2021 à 07:00 | Mis à jour le 29/10/2021 à 07:00
Une scène d'un filme Giallo

Halloween approche à grands pas. C’est donc le meilleur moment de découvrir ou revoir les meilleurs films d’épouvante italiens. Grâce au courant, le Giallo, les frissons sont garantis.

 

Le cinéma d’épouvante italien est un mouvement à lui tout seul. Le Giallo, soit, l’horreur à l’italienne. C’est un courant particulier réunissant et mélangeant le violent, le policier et l’érotisme. Le Giallo a influencé le cinéma à l’échelle internationale et surtout les productions italiennes durant les 20 premières années de son essor. Il est né au début des années 1960 et a inspiré de célèbres réalisateurs comme Quentin Tarantino par exemple. Son origine est tiré de romans érotico-policiers, qui furent éditer par Mondadori sous des couvertures jaunes, donnant ce nom au courant cinématographique. Les climats et les tensions que subissait le monde dans les années 1970 donnèrent des films davantage plus violents. La liberté sexuelle laissait place également à plus d’érotisme dans les scénarios. Ce courant été fortement influencé par les évènements historiques durant son âge d’or.

 

Les films à voir sans modération pour Halloween

À la frontière entre le policier, l’érotisme et la violence accrue, le Giallo connaît un grand tournant dans son développement lors des années 1970. L’un des films indémodables, réalisé par Dario Argento, L’Oiseau au plumage de cristal. Il évoque un écrivain américain venant s’installer à Rome avec sa copine mannequin. Il est témoin de l’agression d’une femme par un homme fort mystérieux vêtu d’un imperméable noir. Comme étant l’un des principaux témoins de la scène, son passeport lui est confisqué et l’agresseur à l’imper le prend en chasse lui, et sa copine. Les différents plans sont altérés tout le long du film. Dario Argento met très bien en place la pression, la tension et le malaise. On est immédiatement placé dans la peau du personnage principal. Ce premier film a eu un effet choc dans la conception mais également dans le visuel. La libération des mœurs de cette époque, fait que le réalisateur sexualise énormément le corps féminin, peut-être de trop.

 

Du même réalisateur, Le Chat à neuf queues (1971), c’est l’histoire d’un reporter, et d’un ancien journaliste, devenu aveugle, ils vont enquêter sur le meurtre d’un membre d’un institut spécial. Il est le deuxième volet de cette trilogie glaçante et dite « animalière ». Dans ce film, l’obsession du regard est présente, l’un des codes du Giallo, ou encore la fascination des armes blanches. Néanmoins, la narration peut paraître poussive et improbable. La mise en scène met tout le film en valeur.

 

Dario Argento possède une réalisation unique et des bandes-son, plutôt hard-rock et techno-hypnotique, très particulière et se démarque comme devenant le « maître emblématique du thriller ». Quatre mouches de velours gris narrent le récit d’un musicien suivi durant plusieurs jours par un individu. Un jour, il le confronte et se batte, le musicien le tue accidentellement. Sauf qu’un inconnu masqué le prend en photo, l’arme du crime en main, et va le harceler ainsi que le menacer par la suite. Ce dernier épisode marque une très bonne conclusion de la trilogie animalière malgré une petite baisse qualitative.  Le choix des acteurs est « moins convainquant » comparer aux deux autres films. La réalisation est sophistiquée et raffinée malgré un petit budget à disposition. L’intrigue ainsi que le malaise sont toujours au rendez-vous pour une dose d’angoisse parfaite.

 

L’Emmurée vivante, (1977) de Lucio Fulci, est à visionner sur le site d’Arte. Ce. Film inspire Quentin Tarantino et utilise l’une des musiques bande-son, Sette note innero de Vince Tempera dans Kill Bill volume 1. Le synopsis décrit une femme ayant des prémonitions, qui vont la conduire jusque dans les murs de la maison de son mari abritant un cadavre. Le film relève du paranormal et suspens, de l’intrigue, respectant les codes du Giallo. Ce n’est pas le chef-d’œuvre de Lucio Fulci mais l’un des films les plus intéressants qu’il ait réalisé. Le casting est de choix et le métrage est court, 1h32.

 

Santa Sangre (1989), de Alejandro Jodorowsky, est disponible sur Amazon Prime. C’est. Un film d’horreur psychologique racontant l’histoire d’un. Petit mime d’un cirque à Mexico. Il se retrouve enfermé dans un hôpital psychiatrique. Huit années plus tard, il sort et retrouve sa mère. Un chef d’œuvre relatant les traumatismes dû à l’enfance. Les sensations sont garanties. Au sein d’un univers onirique et de peintures pour le moins extravagantes, peignent un tableau riche en couleur. Le film, comme souvent, au cœur de l’épouvante italienne, relate du style baroque. En tout cas une chose est sûre, il ne ressemble à aucun autre.

 

Dans l’épouvante italienne plus récente, il y a A classic horror story de Roberto De Feo et Paolo Strippoli. Il est sorti le 14 juillet 2021 et il est disponible sur Netflix. C’est l’histoire de cinq voyageurs. Faisant un accident dans le sud italien. À leur réveil la route a disparu et se retrouvent dans une immense forêt. Piégés, ils doivent se battre pour survivre. Le début peut laisser imaginer à un scénario classique de film d’horreur mais dénouement est surprenant et inattendu.

Sur le même sujet
Julie Lehrmann

Julie Lehrmann

La curiosité est un vilain défaut. Moi c’est Julie Lehrmann et j’en ai fais une passion : le journalisme. Conter et mettre en lumière les histoires de chacun est ce qui m’anime au quotidien.
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Rome !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale