

Depuis sa création en 1998, le groupe a pris du galon. Sans cesse en tournée et 3 albums au compteur, dont le nouveau Les Enfant de Saturne, Luke se hisse avec fracas au sommet de la scène rock française (Rediff)
Le rapprochement était facile, mais presque inévitable. Dès ses débuts, Luke a souffert de la comparaison avec son illustre aîné, Noir Désir. Il faut dire que depuis le succès du célèbre groupe de Bertrand Cantat, la scène rock est le parent pauvre de la musique française.
Alors quand Luke a déboulé de sa province natale Bordeaux en 1998, les attentes se sont aussitôt cristallisées. Depuis Luke a fait plus que confirmer.
Né de l'échec d'une autre formation, Spring, le groupe formé autour du chanteur-compositeur Thomas Boulard se composait à l'origine de trois membres. Aujourd'hui ils sont quatre : Thomas donc, leader et guitariste charismatique, Damien Lefèvre, bassiste, Romain Viallon, batteur, et Jean-Pierre Ensuque, second guitariste arrivé à la fin de leur précédente tournée.
Il fallait bien ça d'ailleurs car, à travers un "marathon scénique" comme il est dit sur leur site officiel, Luke ne vit effectivement que pour la scène, sur laquelle le groupe prend toute son ampleur.
Quand la mélancolie se fait rock
Après un EP (maxi 45 tours), Je n'éclaire que moi, signé par le label Le Village Vert en 2000, Luke a enchaîné en 2001 avec un véritable premier album : La Vie presque. Cette rapidité a traduit une énergie débordante, canalisée par Daniel Presley, la pointure des producteurs (Dionysos, The Breeders, Cali), qui a réalisé La Tête en arrière. Cette deuxième galette a marqué l'envolée du groupe. Avec des tubes comme La Sentinelle, Le Reste du monde, Soledad, ou Hasta Siempre, elle s'est écoulé à 300.000 exemplaires environ. Succès populaire donc, puis critique au fur et à mesure des tournées et des festivals que Luke n'a cessé d'écumer jusqu'en 2006.
Les Enfants de Saturne, sorti en septembre, poursuit sur l'excellente lancée : un rock toujours plus brut de décoffrage, où les guitares saturent et les paroles se font revendicatrices, mais dans un style mélancolique et non pas politisé comme souvent les groupes rock peuvent l'être. "L'engagement, c'est pas forcément clamer, le bras levé, votez à gauche ou à droite ! C'est aussi parler des gens dépressifs, de ceux qui souffrent, ceux qui ne gagnent pas, surtout dans une République de winners bling-bling", explique Thomas.
De sa voix rêche, à la limite de la cassure, il raconte donc la vie et ses déboires, mais l'ensemble file la pêche. A voir absolument sur scène !
Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 15 novembre 2007
Site Myspace de Luke
Site officiel
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