Lundi 27 septembre 2021
Rio de Janeiro
Rio de Janeiro
TEST: 2282

Paraty-Mirim et le Saco do Mamanguá: si près, si loin de Paraty

Par Anne Pouzargues | Publié le 05/05/2021 à 05:00 | Mis à jour le 05/05/2021 à 05:00
Photo : Le Pico do Pão de Açucar et la vue sur l'ouverture du Saco do Mamanguá - (Anne Pouzargues)
Pico do Pão de Açúcar _0

À moins de 20 kilomètres de Paraty, dans l’État de Rio de Janeiro, se cache un village endormi et un fjord spectaculaire: balade à l’écart de la foule dans une nature généreuse.

Un voyage à Paraty-Mirim va probablement débuter par un arrêt à Paraty : ce petit village portuaire, fondé en 1667, était à l’origine le point de départ des navires qui amenaient vers le Portugal l’or des montagnes du Minas Gerais. Son architecture coloniale reflète encore aujourd’hui le faste de ces années-là, même si la ville a été peu à peu abandonnée à mesure que Rio de Janeiro s’affirmait comme le premier port de la région.
Déambuler dans les petites rues pavées et admirer les maisons aux façades colorées donne un aperçu de la vie de l’époque, et, même si désormais on ressent l’atmosphère touristique, il est toujours agréable de se promener dans le Centro histórico et de boire un petit Jorge Amado. Ce cocktail typique de la ville, qui porte le nom de l’écrivain moderniste brésilien, est composé de fruits de la passion, de citrons vert, et de cachaça Gabriela.

À l’écart de l’animation touristique de Paraty

En fait, c’est peut-être elle, la véritable star. En 1982, une adaptation du livre Gabriela, Cravo e Canela (Gabriela, clou de girofle et cannelle), de Jorge Amado, donc, a été tournée dans le centre historique de Paraty. En hommage, les habitants ont créé une cachaça infusée avec ces deux ingrédients, la cannelle et le clou de girofle. Une boisson douce et sucrée qui se marie à merveille avec l’acidité des fruits, et qui justifie à elle seule tous les séjours à Paraty.
Mais ce qui vaut également le détour, c’est la nature qui environne la ville. Des cascades, la jungle, des petites plages sauvages, tout cela se trouve à quelques kilomètres de la ville historique. On peut y rayonner depuis Paraty ; mais s’arrêter dans un des villages alentour permet de pleinement profiter de cet environnement. C’est à Paraty-Mirim que nous posons aujourd’hui nos valises ; l’unique rue de la localité nous empêche presque d’appeler « village » ces quelques maisons posées entre la mer, la jungle et les collines. Un minuscule mais excellent restaurant de pasteis tenus par un couple de grands-parents, une église évangélique qui, le dimanche soir, devient le centre de l’animation, et un réseau téléphonique quasi-inexistant : tout contribue à vous faire sentir à l’écart de l’animation touristique de Paraty – alors qu’on est à exactement 17 kilomètres de celle-ci.

Plage de Paraty-Mirim
La plage de Paraty-Mirim - (Anne Pouzargues)

Saco do Mamanguá, le fjord tropical

La petite plage de Paraty-Mirim offre une eau transparente, une jolie vue sur les collines, et la baie peut être parcourue en kayak. Mais l’exploration ne s’arrête pas là. A côté de de Paraty-Mirim se trouve le Saco de Mamanguá, sublime fjord en terres tropicales.
Car le Saco de Mamanguá, c’est un bras de mer de 8 kilomètres de long sur environ 2 kilomètres de large, et un refuge de biodiversité depuis 1992. Côté plantes, on peut y admirer une grande variété d’espèces d’arbres et de fleurs, comme des bromélias ; côté animaux, des oiseaux et de nombreuses espèces marines peuvent être observées. Pour passer de Paraty-Mirim au Saco de Mamanguá, deux solutions s’offrent à vous : prendre un petit bateau à l’embarcadère de la plage, ou bien y aller à pied, par la forêt, pour une randonnée qui vous prendra environ une heure.

Pico do Pão de Açucar

Mais si vous devez ne faire qu’une seule trilha (sentier), c’est sans conteste celle du Pico do Pão de Açúcar. Un peu technique sur la fin de la montée (et donc, surtout, sur le début de la descente), cette randonnée permet d’atteindre le sommet d’une pierre qui offre une vue à 360 degrés sur tout le bras de mer. La vue se mérite, c’est un fait, mais elle en vaut vraiment la peine, et permet d’admirer les dégradés de bleus que revêt ici l’océan.
Après, il faut quand même redescendre, reprendre le bus cahotant sur la petite route en terre, avant de retrouver la route goudronnée, l’animation et le réseau téléphonique. Sur la célèbre route qui va de Rio jusqu’à Santos, le long de la côte émeraude qui ne manque pas de points de vue remarquables, Paraty-Mirim est un arrêt à ne pas manquer.

L'intérieur du Saco do Mamanguá, vu depuis le Pico de Açucar
L'intérieur du Saco do Mamanguá, vu depuis le Pico de Açucar - (Anne Pouzargues)

 

Anne Pouzargues

Anne Pouzargues

Journaliste indépendante et souvent en vadrouille. Passion voyages en train, musiques traditionnelles, forêt amazonienne, açaï et tambaqui
1 Commentaire (s) Réagir
Commentaire avatar

Bero sam 15/05/2021 - 20:16

mieux qu'un commentaire sur une revue touristique ça donne envie d'y aller merci au rédacteur ou à la rédactrice de nous faire rêver on attends d'autres suggestions pour voyager par les mots et le verbe Bravo br

Répondre