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RESTO - Un tour du monde des dumplings à Phnom Penh

Le dumpling est une nourriture simple, variée, à consommer facilement, ?sur place ou à emporter', rapide, goûteuse, relativement saine et surtout qui fond dans la bouche. Pour vous, LePetitJournal.com a mis ses sens en alerte, à la recherche du meilleur choix possible

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir
Le dumpling - quenelle en français, traduction imparfaite, simpliste et réductrice - consiste en une enveloppe de pâte de riz, de blé, ou de maïs farcie de viande, de poisson, de crevette, ou de légumes hachés. De petite taille, il est bouilli ou cuit à la vapeur. Le dim sum - du chinois ?qui réchauffe le c?ur' - est une des formes les plus connues et populaires du dumpling. Mais il en existe bien d'autres, méconnues, comme les momos népalais, ou non-reconnues comme tels, les raviolis italiens par exemple. Comme beaucoup d'aficionados, on fera arbitrairement le choix de ne pas élargir la définition à toute variante ayant baigné dans l'huile.

Gastronomade
Le challenge: se nourrir de dumplings pendant toute une journée. Sans pour autant se contenter de manger la même chose, ce serait trop facile. Pour tenir la distance il vous faut une bonne dose d'imagination, un appétit solide, quelques dollars dans votre porte-monnaie - ni plus, ni moins ? et une connaissance suffisante des rues de la capitale.

Pour le petit-déjeuner, peu d'originalité, mais rapidité et résultat assurés chez Chinese Noodle (551-553 Preah Monivong). Vous aurez le choix entre les mi kew traditionnels (USD1,20 les 12 pièces), ces raviolis bouillis (surtout pas frits) farcis aux légumes, et la soupe Wonton, soupe de raviolis à la pâte fine fourrés au porc, crevette et légume hachés (USD1,50). Quoi que vous preniez, sachez que vous en aurez pleinement pour votre argent.

Pour le déjeuner, direction le Népal. Peu de restaurants à Phnom Penh proposent des momos - le nom peut paraître ridicule, surtout ne vous y arrêtez pas. Et si tant est qu'ils le fassent, vous ne trouverez pas meilleur que les pan-fried chicken momos (raviolis farcis au poulet et légumes hachés, bouillis puis saisis à la poêle) du Mount Manaslu (1A rue 282). Pour 3,50 dollars et quelques minutes d'attente, vous en ferez douze bouchées.

Il est 16h, heure des banh bao (2000 riels la pièce). Rendez-vous au coin de la rue 51 et de la rue 130. N'y allez pas avant, il n'y en a pas encore, n'y allez pas après, il n'y en aura plus. C'est l'adresse de référence pour qui a envie de savourer ces brioches vietnamiennes de taille moyenne cuites à la vapeur, fourrées au porc haché, champignon, saucisse chinoise lap xuong, ?uf dur et oignons.

Pour le dîner, envie de légèreté, passage obligé au restaurant japonais, Yamato (362, Preah Monivong) pour y savourer des gyôza ? des raviolis farcis au porc, au chou et au gingembre hachés bouillis puis saisis à la poêle (USD3,50 les 5). Le prix peut paraître excessif, et il l'est. Malheureusement, à l'instar des momos, vous n'en trouverez pas dans beaucoup d'autres restaurants. Si la portion ne vous suffit pas, accompagnez-la d'un bol de nouilles (soba ou udon) ou de riz ?rond' japonais, délicieux.

A partir d'une heure tardive, et d'un petit nombre de verres dans le gosier pour certains, on se digère comme disent les québécois. Autrement dit la faim se fait entendre, bien malgré soi. La solution préférée des Phnompenhois tient en quatre mots : burger, frites, rue 51. Il y a pourtant une alternative qui ne fera pas frémir vos artères : le Zeppelin, dans cette même rue au 109C. 1 dollar et demi, les 10 raviolis au porc et poireau hachés et un estomac comblé !

Photos et Texte de Rasmey Ouk (LePetitJournal.com Cambodge) vendredi 16 octobre 2009

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