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PORTRAIT – Ségolène Royal, le combat du féminin singulier

En s'imposant comme la candidate du parti socialiste suite aux primaires de novembre, Ségolène Royal veut et prône le changement. Malgré critiques et coups bas, cette fille de militaire continue d'avancer vers son objectif: une nouvelle république pour un nouvel élan

Peu importe les railleries des hommes, Ségolène avance et compte bien aller jusqu'au bout (photo AFP)

Lorsque Ségolène Royal s'est engagée dans la course à l'Élysée, il est devenu évident que la rupture serait de mise. Tailleur blanc, sourire éclatant? une femme à la tête d'un des premiers partis de France, évidemment ça change le ton !
Rapidement, l'ouverture et l'écoute ont été des qualités affichées comme telles. Bien que Mme Royal soit énarque, elle s'est directement penchée sur les citoyens de tous les jours, pour les écouter et mieux les comprendre.
De ses débats participatifs, elle a tiré le pacte présidentiel qui doit la lier au peuple et l'engager dans une rupture avec la politique classique, pour finalement ériger une nouvelle République.
L'abondance de nouveautés déclarées cache cependant un long passé politique. Née à Dakar en 1953, elle est la quatrième d'une famille catholique de huit enfants. Son père, ancien colonel d'artillerie, était adjoint au maire de la commune de Chamagne, dans les Vosges, où Ségolène a passé son enfance.

La marche d'une femme
Avec son compagnon, François Hollande, Ségolène Royal a démarré au PS dans l'ombre du très charismatique François Mitterrand. Ses passages comme ministre déléguée à l'Enseignement ou à la Famille, ou comme ministre de l'Environnement de Bérégovoy n'ont pas laissé une grande empreinte. On la disait alors discrète et effacée et c'est en région qu'elle a pris son envol. Ses contacts lui ont offert l'opportunité d'agir pour le département des Deux-Sèvres. Élue présidente de la région Poitou-Charentes en 2005, elle devient l'une des grandes personnalités médiatiques de la gauche régionale triomphante. L'image a payé lors des primaires du PS.
Mais si sa popularité reste palpable auprès des militants, il n'en va pas de même pour ses compagnons d'armes qui, au moins autant que ses adversaires, lui ont bien savonné la campagne. Car être une femme n'est pas chose facile en politique, surtout lorsqu'on risque d'être élue... En conséquence, la gente masculine, omniprésente dans les sphères du pouvoir, n'apprécie pas forcément les désirs d'avenir de Ségolène qui en retour en appelle aux femmes pour la soutenir.
Antoine DE FOURCROY. (www.lepetitjournal.com) mercredi 18 avril 2007

En savoir plus
Le
site de campagne officiel
Le Nouvel Observateur:
Quatorze présidents d'université apportent leur soutien à Royal
Le Monde: La candidate PS en appelle au "vote des femmes"

Retrouvez notre dossier spécial Présidentielle
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