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Mois de la Femme : rendez-vous avec Jennifer Mazigh

Par Portraits de Femmes - avec le soutien de Rue du Paradis | Publié le 25/03/2019 à 20:37 | Mis à jour le 26/07/2019 à 17:15
Photo : Jennifer Mazigh
Jennifer Mazigh

Jennifer Mazigh est née et a grandi à Nice. Elle achève ses études de « Langues et Civilisations Étrangères » à l’Université de Sophia-Antipolis, un an plus tard que prévu. Il faut dire que durant son cursus, elle part une année en Floride. Elle est recrutée par une riche famille américaine qui cherche une tutrice privée afin d’enseigner le français à leur fillette. « J’ai logé durant toute cette période dans une maison qui avait appartenue à John Lennon » dit-elle amusée. Et puis, vivre à Palm Spring la rapproche d’une partie de sa famille maternelle. La mère de Jennifer est américaine. Elle était venue en France afin d’y poursuivre ses études de français, et n’a plus quitté l’Hexagone. Jennifer a ainsi grandi dans une famille biculturelle.

Une fois ses études terminées, Jennifer part travailler à Toulon, puis à Paris. Elle est salariée durant 7 ans chez Air France. Mais une envie de break et d’aller explorer la ville de sa mère lui fait prendre une année sabbatique, qu’elle renouvelle.

Pendant ses deux années new-yorkaises, la jeune femme enseigne le français à Rennert Bilingual School. Elle travaille aussi chez Petrossian où elle trouve une seconde famille.

« De retour à Paris, j’ai tenu le coup six mois puis j’ai démissionné de chez Air France » concède-t-elle. Jennifer a New York dans la tête, mais pas que. « Je ne me sentais plus en sécurité en France, la montée de l’antisémitisme m’a convaincue de partir ». C’est ainsi que la Franco-américaine s’installe définitivement à New York.

De ce côté de l’Atlantique, Jennifer enseigne le Français. Elle passe par plusieurs écoles dont la célèbre Petite École. Parallèlement, cette maman d’une jolie et grande fille de presque neuf ans enseigne aussi à son compte. Elle accompagne tant des enfants que des adultes dans l’apprentissage et le perfectionnement de la langue de Molière.

En 2018, elle lance avec son associé - qui a été l’un de ses étudiants - un concept d’apprentissage du français très original. Leur entreprise s’appelle « La V Magique ».  Envoyer des Américains en immersion linguistique et culturelle, le temps d’une semaine, c’est le pari de Jennifer et Daniel. Le nom de leur LLC raconte déjà l’histoire de cette expérience unique, pour ne pas dire magique, que tous deux proposent à leurs clients. Nice, Saint Raphael, Antibes, Lyon, les Vosges ou encore un petit village moins connu, mais tout aussi enchanteur, Le Petit Nintre, sont les destinations françaises proposées par La V Magique. Tout candidat à la découverte, et à l’apprentissage du français, est envoyé dans une famille qui l’accueille et l’invite à découvrir la culture de sa région, en plus de la langue. Art de vivre, gastronomie et vins français sont au programme. Et quel programme ! 

La pétillante Jennifer est une passionnée, elle ne s’arrête jamais. Jamais d’enseigner, jamais de travailler. Qui aurait envie de s’arrêter dans cette ville pleine d’énergie ? Jennifer voue un véritable amour à « sa » ville. « Ici, on peut faire ce que l’on veut sans être jugé » dit-elle. C’est bien cette liberté que Jennifer cherchait. « À Paris, je me sentais morte, ici je me sens vivante et libre ».

 

Un très grand merci, Chère Jennifer de faire partie des 31 femmes du « Mois de la Femme ». Il y a quelques années, sensiblement à cette période, on prenait un café sur une minuscule terrasse. Un petit air d’Europe dans une rue de Chinatown ou Little Italy, on ne sait plus tant ils se grignotent du territoire, les uns les autres... Tu m’avais dit « On a de la chance de vivre ici ». Tu as tellement raison...

 

Pour plus d’informations sur La V Magique :

https://lavmagique.com/

Article rédigé par Rachel Scharly - rédactrice en chef de l’édition New York du Petit Journal

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