Du 18 au 22 novembre 2026, le Festival Films courts de Dinan revient pour une 9e édition marquée par un tournant stratégique. Soutenu par une nouvelle gouvernance et fort d’une fréquentation record, l’événement breton s’ouvre cette année à une coopération structurée avec le Québec, portée par une série d’actions culturelles menées des deux côtés de l’Atlantique.


Une nouvelle étape pour le Festival Films courts de Dinan
Réunie en assemblée générale le 3 février 2026, l’association organisatrice du Festival Films courts de Dinan a présenté sa nouvelle équipe et ses orientations pour l’année à venir. Dans un contexte de croissance continue — près de 4 800 spectateurs en 2025 — Mariane Meunier, ancienne trésorière, a été élue présidente du conseil d’administration. Elle succède à la précédente gouvernance avec la volonté de consolider le développement du Festival tout en restant fidèle à ses valeurs fondatrices.
Depuis sa création, le Festival s’est imposé comme un rendez-vous singulier du paysage cinématographique francophone. Entièrement dédié au court métrage, il met en avant les nouvelles voix du cinéma francophone, sans thématique imposée, avec une attention particulière portée à la diversité des récits, à l’engagement citoyen et à l’éducation à l’image.
Dinan en quelques lignes
Située dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne, Dinan est une ville de caractère d’environ 11 000 habitants, reconnue pour son patrimoine médiéval et sa vie culturelle active. À l’échelle de son agglomération, le territoire rassemble près de 100 000 habitants et s’affirme comme un pôle culturel régional, capable d’accueillir et de faire rayonner des initiatives artistiques d’envergure nationale et internationale.
Un projet de coopération avec le Québec
L’édition 2026 marque une inflexion majeure avec le lancement d’un projet transatlantique structuré avec le Québec. À partir du 12 février, Philippe Gautier, fondateur et délégué général du Festival, mènera une mission internationale de développement au Canada. Inscrite dans le projet associatif voté en assemblée générale, cette démarche vise à structurer des partenariats durables, à développer la diffusion de courts métrages francophones et à renforcer le rayonnement culturel de Dinan à l’international.
Menées en partenariat avec la Délégation générale du Québec à Paris, l’OBNL Les Bretons du Québec, et avec le soutien de la Ville de Dinan et de Dinan Agglomération, des actions culturelles seront déployées tout au long de l’année au Canada. En parallèle, la 9e édition du Festival proposera au public dinannais un focus dédié au cinéma québécois, affirmant une logique d’échange et de réciprocité.
Délégation générale du Québec
Les Délégations générales du Québec sont les représentations officielles du gouvernement du Québec à l’étranger. Elles ont pour mission de promouvoir et de défendre les intérêts du Québec sur la scène internationale, notamment dans les domaines de la culture, de l’éducation, de l’économie, de la recherche et de la coopération institutionnelle. Elles accompagnent les initiatives favorisant les échanges, la mobilité et le rayonnement du Québec à l’international.
Porter l’international depuis un territoire à taille humaine
À travers ce projet, le Festival Films courts de Dinan revendique une conviction forte : la coopération culturelle internationale ne se construit pas uniquement depuis les grandes métropoles. Depuis un territoire à taille humaine, le Festival entend contribuer activement à la circulation des œuvres francophones, au soutien de la mobilité des artistes et à l’accès à la culture pour tous les publics.
Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large de décentralisation culturelle, où Dinan affirme son rôle d’acteur engagé, capable de porter des projets internationaux ambitieux tout en restant ancré dans son territoire.
Le court métrage comme passerelle entre les territoires francophones
Avec ce partenariat engagé avec le Québec, le Festival Films courts de Dinan ouvre un nouveau chapitre de son histoire. En misant sur la coopération transatlantique et la circulation des œuvres francophones, il pose une question centrale pour les années à venir : jusqu’où un festival ancré dans un territoire à taille humaine peut-il élargir son horizon et redessiner les géographies de la création francophone ?
Sur le même sujet













