Instituée par les Nations unies en 2018, la Journée internationale de l’éducation met en lumière un droit fondamental au cœur des défis contemporains. En 2026, le message est clair : face aux inégalités persistantes, l’éducation reste un combat collectif.


Une journée née d’un consensus international
Le 3 décembre 2018, l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé le 24 janvier Journée internationale de l’éducation par l’adoption de la résolution 73/25. Ce choix traduit une volonté politique forte : reconnaître le rôle central de l’éducation dans la paix, le développement durable et la résilience des sociétés.
En appelant États membres, institutions internationales, société civile, monde académique et secteur privé à s’y associer, les Nations unies ont voulu inscrire cette journée dans une dynamique collective, au-delà des déclarations de principe. En tant qu’institution spécialisée, l’UNESCO est chargée d’en coordonner la célébration annuelle.
L’éducation, un droit humain et un bien public
L’éducation est inscrite au cœur des textes fondateurs du droit international. L’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme en fait un droit fondamental, tandis que la Convention relative aux droits de l’enfant impose aux États de garantir l’accès à l’enseignement, y compris supérieur.
Ce cadre juridique rappelle une réalité essentielle : l’éducation n’est ni un privilège ni une variable d’ajustement budgétaire. Elle constitue un bien public et une responsabilité collective, condition préalable à l’exercice de tous les autres droits.
Des chiffres qui rappellent l’urgence
Malgré cet engagement international, les constats restent préoccupants. Plus de 244 millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés dans le monde. Des centaines de millions d’autres ne maîtrisent pas les compétences de base en lecture ou en mathématiques. Les inégalités frappent particulièrement les filles en Afrique subsaharienne, tandis que des millions d’enfants réfugiés restent exclus des systèmes éducatifs.
Ces chiffres rappellent que l’accès à une éducation de qualité, inclusive et équitable demeure un objectif loin d’être atteint.
La jeunesse au cœur de la co-création éducative
Le thème mis en avant insiste sur un acteur central : la jeunesse. Les moins de 30 ans représentent plus de la moitié de la population mondiale. Directement concernés par les systèmes éducatifs, ils sont aussi porteurs d’innovation et de transformation sociale.
Dans un contexte de mutations technologiques rapides, leur implication dans la co-création des modèles éducatifs devient essentielle : formation adaptée, compétences pour un monde en évolution, accès équitable aux technologies. Écouter les jeunes, c’est anticiper l’avenir plutôt que le subir.
Leadership et qualité de l’éducation
La question du leadership éducatif s’impose également comme un enjeu clé. Après les enseignants, il constitue l’un des facteurs déterminants des résultats d’apprentissage. Qu’il s’exerce à l’échelle des établissements, des systèmes éducatifs ou des politiques publiques, ce leadership conditionne la capacité à adapter l’éducation aux réalités locales et aux défis globaux.
Un appel renouvelé à l’action
Dans son message pour 2026, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, rappelle que 272 millions d’enfants et de jeunes restent privés d’éducation en raison de la pauvreté, des conflits ou des catastrophes. Il appelle gouvernements et partenaires à faire de l’éducation une priorité politique et budgétaire, afin de combler les écarts d’accès, de financement et de qualité.
Une responsabilité partagée
Alors que l’Agenda 2030 fait de l’éducation un levier transversal des objectifs de développement durable, la Journée internationale de l’éducation agit comme un rappel annuel : sans investissement durable dans le savoir, les promesses d’égalité, de paix et de prospérité restent lettre morte.
La question demeure ouverte : comment transformer cet engagement universel en réalités tangibles pour celles et ceux qui en sont encore exclus ?











