Anne de Boyer d'Eguilles : « Nous serons la voix des Français du Canada »

Par Lepetitjournal Montréal | Publié le 04/10/2022 à 18:00 | Mis à jour le 04/10/2022 à 18:11
Anne de Boyer d'Eguilles, candidate reconquête à l'élection consulaire partielle des Conseillers des Français de l'étranger pour la 4ème circonscription du Canada

Anne de Boyer d'Eguilles est candidate pour l'élection partielle des Conseillers des Français de l'Étranger 2022 pour la 4e circonscription du Canada (Montréal, Moncton et Halifax). Elle appartient à la « Liste d'union pour la défense et la protection des libertés (d'expression, d'action, de déplacement et de choix sanitaire), pour la restauration de l'éducation et la préservation de la culture française, pour un développement équitable et responsable de l'environnement, pour une fiscalité juste. Une liste au service de la communauté française soutenue par Reconquête ! ». Elle revient avec nous sur le programme de son équipe. 

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je m’appelle Anne de Boyer d’Éguilles, j'ai fait le choix - il y a 20 ans - de m’installer ici et d’y bâtir une nouvelle vie. J’exerce la profession de conseillère technique à Montréal. Je participe également à des activités communautaires à titre de bénévole. Aujourd’hui, j’ai décidé de m’engager avec toute l’équipe pour mes compatriotes, afin de partager mon expérience et mes valeurs et défendre l’idée que j’ai de notre beau pays, la France.

 

C’est un honneur pour moi de mener une liste authentique, qui représente le dynamisme, l’audace, le courage et la capacité d’entreprendre et de s’intégrer dans un nouveau pays. Après des années de militantisme au RPR, puis à l'UMP et enfin chez LR, J'ai décidé de rejoindre RECONQUÊTE!. Grande admiratrice de Philippe Séguin, j'ai réalisé que sur le plan national mon ancienne famille politique n’a jamais eu le courage de mettre en œuvre ses idées et ne porte plus aucun projet qui permette à la France de sortir de son enlisement que ce soit sur le plan économique ou sociétal. Désormais, y compris, localement le dynamisme et le débat d'idée sont désormais chez RECONQUÊTE!

 

Notre conviction est qu’il faut une voix singulière dans le conseil consulaire dominé actuellement par la gauche. Une voix qui puisse défendre l’essentiel : les libertés, les droits des Français d’ici et la France que nous aimons.

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

Nous voulions absolument constituer une liste d’union. Cette liste est composée de personnes sympathisantes de Reconquête!, de personnes qui jusqu’à présent ne s’étaient engagées dans aucun mouvement politique, mais aussi des sympathisants ou ex-militants LR déçus de ne plus se reconnaître dans ce mouvement.Nous voulions une liste où figurent des personnes venant de tous les horizons, aux profils divers représentant la diversité de tous les Français de l’étranger et ayant une très bonne connaissance des problématiques des Français présents au Québec puisque la majorité d’entre eux ont immigré il y a plus de 15 ans.

 

Nous voulons donner aux milliers de Français qui se reconnaissent dans une France forte et libre, la possibilité de voter pour une liste authentique, honnête et transparente dans sa démarche. Autant de principes abandonnés depuis longtemps par la droite montréalaise française.

 

Anne de Boyer d'Eguilles, candidate reconquête à l'élection consulaire partielle de Montréal

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de Montréal ?

Il y a de nombreux défis auxquels font face les Français de Montréal et plus largement les Français présents au Canada. Le premier défi est sans aucun doute celui de retrouver et conserver les libertés auxquelles ils étaient habitués. Qui aurait cru que la Liberté, le premier principe de notre devise républicaine serait aujourd’hui autant maltraitée, privatisée, dénaturée, dénigrée? Nous avons tous beaucoup souffert de la part des gouvernements français et locaux durant ces mois de restrictions du manque de liberté de déplacement, de liberté d'expression, de libertés sanitaires : nous avons vécu enfermés durant plusieurs mois. Beaucoup de Français n’ont pas pu se rendre en France pour voir leur famille et parfois même accompagner leurs proches en fin de vie. Nous ne voulons pas que cela ne se reproduise et nous y veillerons.

 

Pour défendre les libertés, il faut des élus locaux solides, sûrs de leurs principes et capables de résister aux pressions de toutes sortes. L'autre défi est celui lié au manque d’effectif et de moyens au Consulat. Nous reconnaissons les efforts et la qualité du personnel consulaire de notre Consulat de Montréal, de Moncton et de Halifax, mais nous constatons aussi un affaiblissement des moyens mis à leur disposition pour offrir à nos compatriotes un service digne de la France. Cette réalité est aussi le fruit d'un désengagement progressif de l'État que nous ne pouvons plus tolérer. Nous nous engageons à porter les voix de nos compatriotes dans les instances décisionnelles pour défendre leurs droits.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseillère des Français de l’étranger ?

La mission principale de conseillères ou de conseillers des Français de l’étranger est d’abord d’être des élus de terrains qui ont un rôle de service auprès de tous les Français qui se sont établis à l’étranger : conseils, informations, soutien, conciliation sont leurs quotidiens, en particulier pour améliorer les relations avec l'administration qui doivent composer avec des contraintes de moyens.

 

Notre rôle est également d’alerter les autorités consulaires ou les parlementaires après avoir pris connaissance des difficultés rencontrées par les concitoyens qui nous ont sollicités. Ce sont aussi des élus qui doivent prendre des décisions dans le cadre des conseils consulaires, parfois en collaboration avec les autres élus, parfois en opposition quand des questions de principes sont en jeu.

 

Ma mission particulière sera d’y représenter une diversité d’opinion parmi des élus majoritairement de gauche, une partie significative de nos compatriotes ne souscrivent pas à l'idéologie dominante de déconstruction de notre Nation, de ses institutions, de son histoire et de sa langue. Je porterais leur voix. C’est dans cet esprit que je serai vigilante à soutenir les positions de la France, notamment celles malmenées dans les médias locaux qui concernent la laïcité, la langue et la culture traditionnelle de notre pays.

 

Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme ?

Notre programme s’articule autour de 3 thèmes ; nous voulons être ceux qui défendent les libertés, les droits de nos compatriotes et la France à laquelle ils sont attachés, pour eux, pour leur enfants et pour le monde. Nous serons certainement une voix dissidente au sein du conseil consulaire et apporterons une diversité d'opinion nécessaire car nos idées sont de plus en plus partagées par les Français, y compris au Canada. Nous serons leur voix. La défense des libertés car qu’elles soient d'expression, d’action, de déplacement et de choix sanitaire, elles sont de plus en plus encadrées et limitées : nous serons là pour les défendre.

 

La défense des droits car même installés au Québec, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, nos compatriotes restent Français et doivent bénéficier des mêmes droits et être tenus aux mêmes devoirs que les Français de l'Étranger résidant au sein de l'Union européenne. Que ce soit dans la perspective d'un retour ou en vertu de vos activités passées les français d’ici ne sont pas des citoyens de seconde zone. Nous souhaitons aussi renforcer le lien entre les Français et les autorités consulaires, en prônant des heures d’ouverture étendues des consulats au moins une fois par mois afin d’en faire un service de proximité répondant à leurs disponibilités. La défense de la France car nous constatons que la France se délite et est attaquée de toute part ; insécurité, désindustrialisation, naufrage de l'éducation, décrédibilisation de l'idée nationale, perte de souveraineté, attaque idéologique contre notre culture et mode de vie. La liste est longue. Un exemple parmi d’autres : soucieux de la liberté d’expression, nous soutiendrons le financement de projets qui pourraient ne pas être financés par d'autres institutions. Ce seront leurs qualités intrinsèques, non écrits en écriture dite inclusive qui seront jugées, pas la race, le sexe, la religion ou l’origine des requérants.

 

Nous nous opposerons à la censure ou à la mise à l’index de livres ou de mots interdits. Dans nos votes, nos actions, nos initiatives, dans les médias, nous ferons contrepoids aux deux forces politiques - la gauche et la macronie - qui s’emploient ensemble à déconstruire, chacune à leur manière, notre pays. J’invite vos lecteurs à consulter notre profession de foi pour plus de détails.

 

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