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SOCIETE - Les parcs publics à l'heure du "vivre ensemble"

Écrit par lepetitjournal.com Madrid
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018
Alors que s'est achevée hier, àRabat, la Conférence euro-africaine sur l'immigration, Madrid prend elle aussi des mesures pour faciliter l'intégration de ses immigrés. Jusqu'àdécembre 2007, des médiateurs iront àla rencontre des populations d'origine étrangère dans les parcs publics de la capitale
"Madrid vit ensemble". Beau slogan pour un programme d'éducation àla vie en commun. Depuis 1997, 35 mesures ont ainsi étélancées par la municipalitéde Madrid pour prévenir les problèmes quotidiens auxquels pourraient être confrontés les nouveaux arrivants dans la capitale espagnole. Un service nécessaire puisque, d'après un recensement effectuéen janvier dernier, un Madrilène sur six ne possède pas la nationalitéespagnole !
Dans le cadre de ce programme, depuis peu, des médiateurs vont àla rencontre de ces populations d'origine étrangère dans les parcs publics de la capitale madrilène. Leur objectif : enseigner aux visiteurs les règles de vie en commun et de respect de l'environnement, par le biais de tracts, d'ateliers et de jeux.
Les parcs du Retiro, Oeste, San Isidro (La Latina) ou encore Casa de Campo (Moncloa) font souvent office de lieu de rencontre pour les immigrants, qui s'y réunissent le week-end pour faire du sport, manger ensemble ou encore échanger des propositions de travail. Le problème, d'après Carmen, mère de famille àMadrid, "c'est qu'ils laissent tout traîner, ils prennent toute la place et ne nous laissent même pas nous installer".
Plaintes de voisins
Comme Carmen, d'autres voisins se sont plaints de manque d'hygiène, nuisances sonores, bagarres ou encore consommation abusive d'alcool. Des produits s'y vendent aussi sans autorisation. Néanmoins, "il faut relativiser", selon Paloma Diaz, médiatrice au Bureau municipal d'Information et d'Orientation pour les Immigrants. "D'un côté, nous avons les dires des voisins, et de l'autre, les faits. Les premiers sont souvent plus graves que les derniers".
Dans ce programme, qui coûtera 725.318 euros àla municipalitéde Madrid jusqu'àfin décembre 2007, les médiateurs sont qualifiés et, de préférence, latino-américains. On comprend aisément àquel type de population s'adresse cette mesure en priorité. D'autant plus que dans les médias apparaissent de plus en plus de bandes organisées telles que les Latin Kings ou les Dominican Don't Play. Reste àsavoir si la mesure sera efficace.
Carine FEIX (
www.lepetitjournal.com ? Madrid) 12 juillet 2006
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Publié le 12 juillet 2006, mis à jour le 9 janvier 2018
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