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SOCIETE - Il était une fois…Poligono Cobo Calleja

Écrit par lepetitjournal.com Madrid
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
Que les fans des ?Chinatown? de New-York et d'ailleurs refroidissent leurs ardeurs. Les zones industrielles chinoises de Pinto ne possèdent rien de "flashy" mais tout de diablement utile. C'est dans cette zone que les magasins de la capitale viennent acheter de la marchandise chinoise ou autre aux grossistes chinois durant le week-end. En semaine, le calme domine?

(Photo Lepetitjournal.com)

Poligono Cobo Calleja. Banlieue Sud de Madrid. Entre Fuenlabrada et Pinto, non loin de l'Autoroute de Tolède (A-42) précisément. Ici tout s'écrit et se parle en deux langues, chinois et espagnol.  Dans les rues en semaine, pas un chat. Tout au plus trois chinois trainant dans une de ces artères peu large qui composent cette zone industrielle, construite dans les années 80 par Manuel Cobo Calleja, ancienne grande figure de l'entrepreneuriat madrilène. A la base, son but était déjà d'accueillir des entreprises chinoises. Un succès, même à titre posthume.

"Le nombre de chinois venus s'implanter ici a considérablement grandi en 20 ans", explique une grossiste espagnole. Pour autant, le domaine d'activités de la zone n'a pas trop changé.  "Ici, cela a toujours été réservé au secteur "Multiproducto" (textile, électronique). Les chinois sont nos clients mais nous sommes aussi les leurs". précise la gérante.

Partout, les mêmes frontons rectangulaires sur les entrepôts. La même odeur de produits industriels et les mêmes portes de hangar, toutes closes. Les rares entrepôts aux portes ouvertes sont ceux du textile mais les gérants et leurs employés n'ont bien souvent pas trop envie de s'épancher sur les raisons qui les poussent à venir travailler en Espagne.
"Les Chinois forment un cercle très fermé dans la zone. On trouve peu d'Espagnols travaillant dans des entrepôts dirigés par des grossistes chinois" nous explique-t-on.

(Photo Lepetitjournal.com)


Une employée sud-américaine travaillant pour un grossiste chinois accepte d'en dire un peu plus. "Ici c'est ouvert du lundi au dimanche, les Chinois travaillent tout les jours et cela demande un temps d'adaptation. Les Espagnols ne travaillent pas tous les jours et peuvent faire des pauses, ici ce n'est pas dans les habitudes. Mais par rapport aux Espagnols, les Chinois sont moins exigeants dans les qualifications", détaille-t-elle.
Ce week-end encore, Cobo Calleja connaîtra son animation habituelle. Les camions vides ou remplis de nouvelles marchandises tenteront de se frayer un passage dans les rues où il est déjà  difficile de circuler à deux voitures de front. D'ailleurs, les transports en commun madrilènes ont eux jeté l'éponge. Aucun bus ne circule les samedis après-midi et dimanches?

Christophe CRESPIN (www.lepetitjournal.com - Madrid) mercredi 17 février 2010
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Publié le 16 février 2010, mis à jour le 13 novembre 2012
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