Lundi 10 août 2020

Qu’avez-vous manqué pendant les fêtes de fin d'année en Espagne?

Par Léa Surugue | Publié le 06/01/2019 à 18:30 | Mis à jour le 06/01/2019 à 18:30
Photo : Photo by AbsolutVision on Unsplash
fêtes espagne

Les fêtes de fin d'année, touchent à leur fin... Peut-être, pendant cette pause hivernale n'avez-vous pas suivi très assidûment l'actualité espagnole ? Lepetitjournal.com vous propose un rapide tour d'horizon des événements qui ont marqué les dernières semaines de 2018 et les premières de la nouvelle année. 


● Message de Noël : dans son traditionnel message de Noël, le Roi a rappelé l’importance de la coopération et du vivre ensemble entre tous les Espagnols. Le gouvernement s’est empressé de souligner cette idée, affirmant que le message le plus important était la coexistence défendue par Felipe VI. C’est "l’idée maîtresse du discours royal, et qui cadre avec ce que le gouvernement défend", a-t-on précisé dans un communiqué venu tout droit de la Moncloa. 
Le gouvernement, le PP et Ciudadanos ont aussi souligné l'engagement du Roi en faveur du "dialogue et du consensus pour surmonter les problèmes" et l'allusion faite à la primauté de la Constitution. 

 

● Crise catalane : cadeau de Noël ! Le 25 décembre, le président de la Generalitat, Quim Torra, a révélé que lors de sa récente rencontre avec Pedro Sánchez, il lui avait présenté une "proposition d'accord démocratique" en 21 points. En l’absence d’une réponse au sujet de ces différentes propositions, Torra a averti qu'il ne soutiendrait pas le budget général de l'État. Quelques jours plus tard, le chef de l’Etat espagnol a affirmé qu’il ne tiendrait pas compte de ces revendications. 

 

● Andalousie : le 27 décembre fut une journée historique pour l’Andalousie, avec la constitution du nouveau parlement, suite au scrutin du 2 décembre. Un vrai tournant pour la région avec le changement de couleur de la présidence de la chambre des députés, et pour la première fois, la présence de parlementaires de Vox. Marta Bosquet, de Ciudadanos, est ainsi devenue la nouvelle présidente de l'Assemblée avec le soutien du PP et de Vox. Des "piques" ont aussi déjà été lancées au sein de l’institution, notamment à l’encontre des représentants de Vox. L’une des plus mémorables est venue de de Teresa Rodríguez, de Podemos, qui a déclaré en regardant le banc des douze députés de Vox, qu’elle ferait tout son possible pour "défendre les plus faibles contre la lâcheté, le racisme, la xénophobie, la transphobie, l’homophobie et le machisme".

 

● Immobilier : l’indice Euribor termine l'année à -0,128%, confirmant sa tendance à la hausse. Il s’agit de l'indice sur lequel sont indexés la plupart des prêts immobiliers espagnols, augmentant leur montant de 39 euros par an en moyenne, selon les analyses du journal l’Expansion. 

 

● Société : le 26 décembre était un jour historique pour la communauté LGBT en Espagne. Il y a 40 ans, l’homosexualite cessait d’être un délit dans le pays. En 1978, aux débuts de la démocratie espagnole, la loi franquiste "sur le danger et la réhabilitation sociale" ("Ley de Peligrosidad y Rehabilitación Social") fut en effet modifiée, signifiant la fin d’une législation homophobe qui faisait de l’appartenance à communauté LGBT un crime en Espagne.

 

● Immigration : Pedro Sánchez a proposé à son homologue malien un plan de retour volontaire pour la communauté immigrée de ce pays en Espagne. L'idée serait d’offrir aux personnes maliennes un billet aller simple, une aide de 400 euros et un supplément compris entre 100 et 1000 euros pour celles ayant un projet d'entreprise, pour les inciter à retourner dans leur pays. Dans le même temps de nouveaux chiffres sont sortis : plus de 63.000 réfugiés auraient rejoint l’Espagne cette année.

 

● Violence machiste :  l'année 2018 a été historique du point de vue de la lutte contre les violences machistes. Entre un 8-M marqué par des manifestations massives, l’apogée du mouvement #MeToo, et la réaction massive contre "La Manada", c’est aussi l'année qui s’est clôturée avec le plus petit nombre de femmes tuées par leur conjoint depuis que l’Espagne a commencé à enregistrer ces crimes : 47 femmes en tout. "La réaction sociale a été très importante et l'activation du pacte d'État a suscité une prise de conscience et a contribué à une augmentation du nombre de plaintes. Mais c'est toujours un nombre trop élevé insupportable. Nous devons lutter contre cette violation des droits de l'homme par davantage de prévention, de protection et de persécution", souligne la juge Pilar Llop, déléguée gouvernementale contre la violence faite aux femmes. Depuis 2003, 975 femmes ont été assassinées en Espagne par leur mari, leur petit ami ou leur ex-partenaire. 

 

● Exhumation de Franco : le gouvernement espagnol a annoncé qu’il poursuivrait son projet d’exhumation de Francisco Franco, malgré le refus de Santiago Cantera, abbé du "Valle de los Caídos", où est enterré le dictateur. Le gouvernement de Pedro Sánchez va maintenant s’adresser aux "autorités supérieures" pour obtenir les autorisations, et en dernier ressort au Vatican, afin de commencer l'exhumation de Franco.

 

● Religion : des données récentes indiquent un grand déclin du christianisme en Espagne, et du nombre total de croyants. Aujourd'hui, le pays présente un énorme écart statistique entre les personnes disant avoir été éduquées en tant que chrétiennes et celles qui se considèrent comme croyantes. Une différence de plus de 12 millions de personnes, la plus grande d'Europe en valeur absolue. 

 

● Insolite : La 1ere loi votée en Espagne pour limiter les devoirs des élèves, dans la Communauté valencienne, a fait du bruit ces dernières semaines. Les écoles de la région doivent désormais veiller à ce que les élèves de 6 à 16 ans réalisent la plupart des activités d'apprentissage pendant les heures de classe et ne soient donc pas obligés de faire des travaux à la maison. Selon l'OCDE, l'Espagne est l'un des pays dans lequel les élèves ont le plus de devoirs à faire. D'après l’organisation, il s’agit d’un fardeau pour les étudiants défavorisés sur le plan socio-économique, qui disposent de moins de ressources et de soutiens pour  réaliser leurs devoirs. 
 

Photo Lea surugue

Léa Surugue

Léa Surugue est une journaliste freelance vivant à Madrid. Elle a collaboré avec des médias basés en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, et traite surtout de thèmes liés à l'économie, la santé et la société.
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