Édition internationale

MEDIAS - Telemadrid dans la tourmente

Écrit par lepetitjournal.com Madrid
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018

Lundi dernier, l'occupation des locaux a été proclamée par les employés de Telemadrid. Cette mesure, qui a duré toute la semaine, dénonçait les sanctions prises à l'encontre de trois employés de la chaîne. En toile de fond, la mobilisation dénonce une instrumentalisation politique. Le même jour, le PSOE a appelé au boycott du média madrilène

Les employés de Telemadrid veulent sauver leur chaîne (Photo Kaosenlared)

Les Comités d'entreprise de Radiotélévision Madrid (RTVM), les délégués syndicaux, ainsi que l'entité publique RTVM, se sont unis pour décider l'occupation du siège social du groupe. Le communiqué s'ouvre sur la demande expresse d'abandonner les sanctions (dont un licenciement) à l'encontre de trois de ses employés. Ils avaient participé au mouvement de grève du 5 décembre dernier. La suite énumère les griefs reprochés à Esperanza Aguirre (PP), actuelle chef du gouvernement madrilène et à Manuel Soriano, le PDG de la chaîne. Ce dernier, avant de prendre la direction de Telemadrid, était l'attaché de presse de Aguirre. Tous deux sont accusés d'insuffler propagande et clientélisme dans la programmation. La fin de la mutinerie, vendredi dernier, ne signifie pas la fin de la guerre comme l'a expliqué le président du Comité d'entreprise José Angel Jiménez. En fin de semaine, les représentants syndicaux ont d'ailleurs annoncé un arrêt de travail de deux heures le 2 mars prochain. Pourtant depuis 2004, les dénonciations juridiques, actions sociales et symboliques des journalistes comme des salariés, sont restées vaines.

La relève du PSOE
L'impassibilité de la chaîne contraste donc avec l'agitation sociale, relayée depuis une semaine par la classe politique. Le chef de l'Etat José Luis Zapatero (PSOE) a déclaré "qu'une manipulation aussi grossière que celle pratiquée par Telemadrid n'existait dans aucun autre pays ni dans aucune autre communauté autonome?. A Madrid, son parti boycotte dorénavant l'ensemble des programmes, incitant les artistes à l'imiter. Depuis plusieurs mois, la gauche tente de proposer une réforme de Telemadrid, semblable à celle qu'a connu la chaîne publique nationale, TVE. Parmi les mesures suggérées: l'élection du président par le Parlement, un Conseil d'administration professionnel et révocable, un Conseil de rédaction équilibré devraient permettre le retour du pluralisme et de la liberté de ton sur Telemadrid.
Caroline RODRIGUEZ. (
www.lepetitjournal.com- Madrid) lundi 12 février 2007

Site de Telemadrid : http://www.telemadrid.com
Site créé par le Comité d'Entreprise pour l'occasion : http://www.salvemostelemadrid.es/

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Publié le 12 février 2007, mis à jour le 9 janvier 2018
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