J'AI TESTÉ POUR VOUS – Le trapèze volant de la Casa de Campo, avec Olivier Manzano

Par lepetitjournal.com Madrid | Publié le 24/06/2014 à 22:00 | Mis à jour le 25/06/2014 à 01:51

 

Le week-end dernier, le Français Olivier Manzano inaugurait son école de trapèze volant, Fly Art-Carampa à la Casa de Campo de Madrid. L'occasion de mettre son vertige de côté et de tenter l'expérience.


Le trapèze volant d'Olivier Manzano dans l'enceinte de l'école du cirque Carampa / (photo lepetitjournal.com)

Le trapèze d'Olivier Manzano se trouve dans l'enceinte de l'école du cirque Carampa, au milieu de la Casa de Campo ; au passage, très mal indiqué par Google Maps. Pour vous y rendre, cherchez l'auberge de jeunesse, c'est juste à côté. Le trapèze volant est une discipline aérienne de cirque qui consiste à se lancer d'une plateforme et de performer des figures en hauteur. Pas besoin d'être une force de la nature pour réaliser les exercices, le balancement du trapèze permet de donner de l'élan. Aux débutants, voici le premier enchaînement qu'on enseigne : "Tu sautes les deux bras tendus. Tu passes tes genoux sur le trapèze. Tu lâches les mains (autrement dit, le cochon-pendu). Tu rattrapes la barre, tu te pends à nouveau par les bras, et là tu fais un salto arrière." Tout ça expliqué en espagnol par un jeune trapéziste, fil-de-fériste de formation, du cirque Carampa. De quoi avoir quelques appréhensions avant de tenter le grand saut.

Et j'ai fait le cochon pendu
Une fois l'enchainement répété sur un petit trapèze immobile, on me passe un baudrier et on m'entraîne à l'échelle pour essayer directement en hauteur. Quelques personnes passent avant moi et ont l'air de se débrouiller. Le truc, c'est de suivre les instructions d'Olivier, qui tient la corde qui nous assure en bas, et de faire ce qu'il dit exactement quand il le dit. Premier défi, monter l'échelle ?ça donne le vertige, il fait chaud­? puis je me fais fermement agripper par deux autres trapézistes du cirque qui m'accompagnent sur la plateforme. "Ready", on plie les jambes, "hop", il faut sauter, et je me retrouve en train de me balancer à 10 mètres au-dessus du sol. Le temps de m'en remettre, de se concentrer sur la voix d'Olivier et effectivement tout va tout seul. Les jambes, le cochon pendu, le salto arrière. Quand on suit le mouvement du balancier (le ballant, dans le jargon), les gestes sont automatiques.

Infos pratiques :
Escuela de circo Carampa - Albergue Juvenil Richard Schirrmann - Metro Batan ou Lago L10 ? Bus 33
Cours : tous les jours du mardi au dimanche de 17h30 à 19h et de 19h30 à 21h ? 20 euros
Cours intensifs : du 7 au 10 juillet et du 14 au 17 juillet le matin (horaires à confirmer) ? 95 euros
Pour prendre les tickets :
- Ticketea (https://www.ticketea.com/escuela-de-trapecio-volante/)
- En envoyant un mail à manzanolivier@hotmail.fr (réduction pour les lecteurs du Petitjournal.com : 18 euros au lieu de 20 euros)

De retour en bas, applaudissements, félicitations. Olivier explique : "Il y a quelque chose avec les hommes et la hauteur. Ce n'est pas naturel. Souvent, les enfants y arrivent mieux parce qu'ils réfléchissent moins." En effet, il y a beaucoup d'enfants dans le groupe et ils s'en sortent bien mieux que moi, ce qui est assez frustrant.

"S'envoler pour la France"
Entre deux sauts, je parle à l'équipe bénévole de l'association. Géraldine Filippi, passionnée de trapèze volant, a contacté Olivier l'année dernière pour monter la première école de ce type en Espagne. Ils ont avec ce projet gagné un concours de start-up et obtenu les fonds nécessaires pour donner naissance à l'entreprise. Géraldine, directrice de l'Agence française pour les investissements internationaux (Invest in France Agency), entend utiliser cet exemple pour inciter les entrepreneurs étrangers à "s'envoler pour la France" : comme pour le trapèze volant, on prend des risques en investissant, mais le jeu en vaut la chandelle.

"Il y a une entraide, on a envie que tout le monde réussisse parce que tout le monde peut le faire" explique-t-elle. "C'est pour ça que tout le monde s'applaudit." On parle dans le milieu de "Petite appréhension ? petit dépassement de soi ? petite fierté." Olivier est encourageant, patient, il invite à réessayer jusqu'à ce qu'on se sente à l'aise. "C'est difficile de donner confiance aux gens. On n'apprend pas ça à l'école. Ici, on est une école des relations humaines." Personnellement, deux sauts me suffisent, mais l'expérience vaut le détour. Et c'est à Madrid tout l'été, à des prix accessibles, à la Casa de Campo.

Lison RABUEL (www.lepetitjournal.com - Espagne) mercredi 25 juin 2014
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