

Le président du groupe Santander est décédé d'une attaque cardiaque dans la nuit de mardi à mercredi. Cette mort signe la fin d´une époque pour l'entreprise. Emilio Botín était en effet en fonction depuis 1986.
(Photo CC UNED)
C'est par un court communiqué à la commission nationale du marché des valeurs que la banque Santander a annoncé ce matin la mort de son président, suite à un infarctus. Agé de 79 ans, Emilio Botin avait intégré la maison à 24 ans. Son arrière-grand-père était l'un des fondateurs de cette petite banque de Cantabrie, qu'Emilio Botin a littéralement transformée au cours de son passage au sein de l'institution.
En effet, comme l'explique RTVE, en 23 ans à la tête de la banque, le président a propulsé cette dernière dans la cour des grands, faisant de Santander la plus grosse banque de l'Eurozone. Le groupe Santander constitue notamment aujourd'hui le troisième groupe bancaire du Royaume-Uni. Le groupe avait récemment conclu un accord pour faciliter les crédits avec l'entreprise française d'automobile PSA comme le rapporte Le point.
"Ambassadeur de la marque espagnole"
Le choc en Espagne est grand. Mariano Rajoy, chef de l'exécutif espagnol, a qualifié le président charismatique de la banque créée en 1857 de "grand ambassadeur de la marque espagnole". Jérôme Bonnafont, ambassadeur de France en Espagne, a quant à lui rendu hommage à un "brillant entrepreneur (...) qui fut l´un des artisans du développement économique". L'ambassadeur a également tenu à saluer "les efforts menés et les ressources déployées pour la promotion de la culture espagnole à travers notamment le mécénat".
Patron d'une banque solide
Emilio Botin n'a pas hésité à racheter au début de la crise, en 2008, plusieurs entreprises en faillite, comme le souligne Le Monde dans un portrait qui lui est consacré. La banque Santander "est mieux préparée que ses concurrents pour affronter la situation", s'expliquait-il alors... Santander avait cependant été l´une des banques les plus touchées par l´affaire Madoff. En 2009, elle avait été obligée de payer 168 millions d'euros pour ne pas être poursuivie par la justice, rapporte El Mundo.
Un conseil d'administration doit avoir lieu cet après-midi pour élire le successeur d'Emilio Botin. C'est sa fille, Ana Patricia Botín, qui apparaît comme la principale candidate à ce poste. Elle dirige actuellement la filiale britannique de Santander.
Neige BOUVET (www.lepetitjournal.com ? Espagne) mercredi 10 septembre 2014
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