CORRIDA - Pour la San Isidro : 23.000 spectateurs par jour !

Par lepetitjournal.com Madrid | Publié le 19/05/2006 à 00:00 | Mis à jour le 09/01/2018 à 12:15
A l'occasion de la fête du saint patron de Madrid, les prestigieuses arènes de la capitale accueillent, jusqu'au 4 juin, les plus belles corridas de l'année. 23.000 aficionados et curieux d'un jour remplissent quotidiennement les gradins exigus de la fameuse plaza de toros. Morceaux choisis d'une ambiance à part?

(Photo LPJ)
Premier tercio : embouteillage à la sortie du métro de Las Ventas. Des milliers de spectateurs affluent vers les plus grandes arènes du monde après Mexico (25.000 places). Malgré un confort spartiate, les gradins sont pleins à craquer, àl'exception de la loge royale désespérément vide. Drôle de melting-pot dans les places sol, moins chères et plus populaires, mais aussi plus touristiques? Paco, cigare au bec (genre barreau de chaise) et bière dans une main, apporte ses commentaires avisés à son petit public d'amigos hilares, sous l'oeil consterné d'un jeune couple d'Anglais en quête de folklore, d'adrénaline et de bronzette. Les plus avisés ont loué pour 1 ?un coussin pour ménager leur postérieur. Paco le regrettera par la suite : "Tue ton taureau pour qu'on puisse se lever, on a mal au c?, nous !"
Sifflements et ovation
Deuxième tercio : 19H00 précises, la fanfare rythme l'entrée des arbitres, quadrilles (toreros et assistants), picadors à cheval et personnel de nettoyage de l'arène. Re-fanfare, un taureau hébété sort du toril. Manuel Amador, vétéran de 36 ans, malgrésa tenue chatoyante noir et argent n'arrivera à émoustiller aucun de ses deux taureaux. Bandérilles mollement plantées et mise à mort laborieuse lui valent une sortie humiliante sous les sifflements des 23.000 spectateurs.
Paulita, 28 ans, saumon et or, sort également décevant et déçu mais sans sifflets, après qu'un taureau ait tenté une impressionnante échappée infructueuse de l'arène. Cris de frayeurs, les éventails cessent de battre. Son picador à cheval est ovationné, chose assez rare dans une corrida pour être mentionnée.
Troisième tercio : Fernando Cruz, Madrilène de 24 ans, mal habillé, selon la presse, dépose son couvre-chef (montera) sur le sol pour dédier sa corrida au public enchanté. Le taureau renifle sa montera : rires. Passes de face, en rond, en rideau, en flamme et génuflexions s'enchainent. La mise à mort (estocada) du premier coup s'effectue dans les règles de l'art. Le taureau s'effondre. Le public jubile et demande une oreille qui sera accordée trop facilement, selon la presse. Les corridas de la San Isidro sont les plus chères mais pas forcément les meilleures, beaucoup d'aficionados sont désormais accros aux novilladas, corridas précédant la San Isidro avec de jeunes taureaux et de jeunes toreros qui ont un amour démesuré du risque : Olé!
Camille DE LA ROCHERE. (LPJ) 19 mai 2006
Corridas
C/Alcalá, 237
Tel: 913562200 (guichets) 913551222 (réservation et ventes par téléphone)
Metro: Ventas
Bus 12 , 21 , 38 , 53 , 106 , 110 , 146
Horaires guichets : pendant la saison, de jeudi àdimanche de 10 a 14 et de 17 a 20 heures
Palce : 23 000
www.las-ventas.com
0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale