Les mini-antennes Starlink, vendues aux particuliers pour moins de 300$ depuis 2021, connectent désormais des dizaines de pays à Internet, via l’immense réseau de satellites mis en orbite par Elon Musk. Une solution révolutionnaire pour relier les zones rurales ou isolées, ou pour fournir une connexion autonome en cas de catastrophe naturelle. Lepetitjournal.com a testé Starlink en Californie.


Sur les 7600 satellites que compte à ce jour la galaxie Starlink, 3800 ont été lancés en 2025 en orbite basse. Cette proximité avec la Terre, à environ 550 km d’altitude, réduit considérablement le temps de réponse, offrant une connexion Internet fluide et réactive pour l’utilisateur. Près de 12 000 autres satellites sont en préparation avec une extension possible à 34 400 dans les cinq ans à venir.
Avec plus de trois tirs de fusées Falcon 9 chaque semaine, tant depuis la Floride que la Californie - et réutilisables presque indéfiniment ! -, rien ne semble pouvoir arrêter Elon Musk et sa société Space X dans la conquête spatiale. Elle compte aujourd’hui plus de 9 millions de clients à travers le monde, laissant loin derrière ses concurrents, notamment européens qui, avec IRIS2 espèrent lancer …290 satellites d’ici 2030. On est donc bien loin du compte.
Les communications via l’espace sont désormais accessibles à tout un chacun et les services rendus par la galaxie Starlink sont innombrables. Depuis les diagnostics médicaux faits à distance dans les endroits les plus reculés d’Afrique jusqu’aux communications d’urgence sur terre, en mer ou dans les airs, les applications sont aujourd’hui multiples et quotidiennes.
Une solution en cas de tremblement de terre majeur en Californie
En Californie, les précédents séismes en l’ont bien montré : l’électricité coupée, les téléphones fixes seraient muets et les réseaux de portables vite saturés par les services d’urgence prioritaires. Seule l’utilisation du réseau Starlink serait alors possible en déployant, en quelques minutes seulement, sa mini-antenne (de la taille d’une feuille 21 x 27) branchée sur une batterie permettant de 6 à 8 heures de communication ininterrompue (ou permanente, en la raccordant simplement sur la prise allume-cigarette d’une voiture ou encore un groupe électrogène).
Starlink vend aujourd’hui ce système pour moins de 300$ avec un abonnement mensuel de 50$ (qui peut être mis en pause et ne servir que dans les cas d’urgence). En Californie, on voit de plus en plus de véhicules équipés de cette antenne fixée sur le toit : un moyen d’être en permanence relié avec le monde extérieur, en toute sécurité.
Une bataille mondiale à venir ?
Si, faute d’avoir anticipé les besoins, l’Europe est aujourd’hui pratiquement exclue du secteur mondial des télécommunications, Elon Musk lui, continue d’avancer. Il devrait officialiser, en mars prochain, la sortie du Pi Phone Tesla, un téléphone portable (deux fois moins cher qu’un IPhone ) relié directement (et gratuitement !) à son réseau de satellites. Il espère en vendre 20 millions d’exemplaires et Apple, à la traîne, lui fait aujourd’hui les yeux doux pour intégrer ce service sur son futur IPhone 18 qui serait, lui, disponible sur le marché américain en septembre prochain.














