Édition internationale

Immigration : vers un changement majeur pour les demandeurs de carte verte

L’administration Trump a annoncé, vendredi 22 mai que les demandeurs de Green Card devraient retourner dans leur pays pour établir leur demande via un consulat US. Explications détaillées.

La Green Card américaine existe depuis 1933. (Photo © USCIS)La Green Card américaine existe depuis 1933. (Photo © USCIS)
La Green Card américaine existe depuis 1933. (Photo © USCIS)
Écrit par Benoit Clair
Publié le 24 mai 2026

Jusqu’à hier, beaucoup d’étrangers présents légalement aux États-Unis pouvaient demander leur Green Card sans quitter le pays (« Adjustment of Status »). Cela concernait notamment :  des étudiants, des salariés en visa de travail, des conjoints de citoyens américains, certains investisseurs et d’autres détenteurs de visas temporaires. 

La nouvelle politique USCIS/DHS annoncée vendredi pourrait changer profondément cette logique. Désormais, la règle deviendrait que la plupart des demandeurs devront retourner dans leur pays d’origine pour effectuer leur demande via un consulat américain (« Consular Processing »). Donc, l’ « Adjustment of Status » à l’intérieur des États-Unis deviendrait une exception accordée uniquement dans des « circonstances extraordinaires ».

 

Quelles seraient les conséquences ?

 

Ce que cela pourrait provoquer : la séparation temporaire de familles, le risque de blocage à l’étranger pour certains demandeurs, des difficultés pour les entreprises américaines qui recrutent des talents étrangers, des délais supplémentaires et une forte insécurité juridique. 

Ce n’est pas encore une loi mais une directive et elle sera sans doute contestée devant les tribunaux. Ce que l’on ne sait pas encore clairement : si les dossiers déjà déposés seront affectés, quelles seront exactement les exceptions, comment USCIS appliquera concrètement règle dans des consulats US déjà débordés, et surtout si les tribunaux fédéraux bloqueront ou non une partie de cette réforme. 

Certaines catégories pourraient toutefois être moins impactées : les détenteurs de visa H-1 B « dual Intent », les réfugiés politiques, les demandeurs d’asile ou encore les personnes dont le profil est considéré comme d’intérêt économique ou national.

Il est Important de noter que ce n’est pas une expulsion générale de tous les étrangers, ni une suppression des Green Card existantes, ni l’obligation immédiate de quitter le territoire pour tous les immigrants. 

Mais c’est probablement l’un des plus grands durcissements administratifs de l’immigration légale américaine depuis un demi-siècle.

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