Après la mort de Nemesio Oseguera, alias «El Mencho», chef du cartel Jalisco Nueva Generación, une vague de violences secoue le Mexique. Le ministère français des Affaires étrangères met en garde ses ressortissants et leur demande de rester confinés, tandis que de nombreuses régions sont désormais sous haute surveillance.


La mort du baron de la drogue, abattu lors d’une opération militaire dimanche 22 février, a déclenché une série d’attaques dans au moins vingt États mexicains. Des barrages routiers, des véhicules incendiés et des commerces attaqués ont été signalés, notamment dans l’État du Jalisco, autour de Guadalajara, Puerto Vallarta et Tapalpa. À Mexico, comme dans d’autres villes, les habitants vivent dans la crainte et beaucoup se réfugient chez eux.
Le Quai d’Orsay au premier plan
Face à cette situation, le ministère français des Affaires étrangères a adressé un message clair à ses ressortissants : "faire preuve de la plus grande prudence" et "rester confinés pendant la durée des opérations". Le Quai d’Orsay recommande également de limiter tout déplacement non essentiel, de rester informé de l’évolution de la situation et de tenir régulièrement leurs proches au courant de leur localisation.
Le ministère met particulièrement en garde les Français présents dans les États de Michoacán, Guanajuato, Nayarit, Colima, Aguascalientes et Tamaulipas. Des opérations de sécurité sont en cours et des affrontements armés sont toujours signalés, avec un risque réel pour toute personne se trouvant dans ces zones. Les États-Unis ont émis un avertissement similaire, conseillant à leurs ressortissants de « se mettre à l’abri jusqu’à nouvel ordre ». Le Royaume-Uni a demandé à ses citoyens d’éviter les voyages non essentiels dans 11 États mexicains. Le Guatemala a renforcé la surveillance à sa frontière avec le Mexique.
Du côté des transports, plusieurs vols internationaux vers Puerto Vallarta, Manzanillo et Guadalajara ont été annulés, tandis que certains aéroports restent ouverts sous la protection de la Garde nationale et du Secrétariat de la Défense. Des compagnies aériennes nord-américaines, comme Air Canada et WestJet, ont suspendu plusieurs liaisons, affectant des dizaines de voyageurs.
Les Français directement concernés
Pour les touristes et résidents français, la situation est d’autant plus préoccupante que certaines régions touchées, comme la côte Pacifique, accueillent chaque année un flux touristique important, principalement nord-américain. Le syndicat SETO conseille aux tour-opérateurs de modifier leurs itinéraires pour éviter les zones touchées et de prévenir les voyageurs de la situation.
Plusieurs Français présents dans les zones touchées ont raconté leur quotidien sur les réseaux sociaux. À Colima, par exemple, une résidente décrit la peur qui règne : « Ils étaient armés de pistolets et nous ont ordonné de sortir. J’ai couru me mettre à l’abri derrière un stand de tacos. ». Les Français présents sont invités à agir avec prudence et à suivre strictement les consignes des autorités locales et françaises.
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