

Elisabeth Grant, alias Lana Del Rey, n'a eu besoin que d'une chanson pour s'imposer comme un phénomène musical issu d'internet. Attendue au tournant, la belle Américaine aux lèvres pulpeuses et à la voix envoutante sort son premier album en pleine polémique sur ses performances sur scène et une accusation de plagiat. La diva discrète a préféré annuler sa promo en France
Les phénomènes internet devraient-ils sortir de l'ombre ? On se pose la question avec le cas Lana del Rey. Encore anonyme, il y a quelques mois, cette jeune New-yorkaise de 25 ans a connu une médiatisation exceptionnelle en postant ses clips sur Youtube. Le titre Video Games (voir vidéo plus bas), LE phénomène qui l'a propulsée cet été sur Internet a obtenu pas moins de 25 millions de vues sur YouTube depuis mi-août. Mais Elizabeth Grant, de son vrai nom, a décidé d'annuler la promotion française de son premier album. Pourquoi ? Parce qu'elle n'aime pas la critique.
Moue boudeuse
La jeune femme aux lèvres à faire pâlir d'envie Emmanuelle Béart ?il paraitrait que c'est naturel-, n'aurait visiblement pas apprécié une question du Grand journal de Canal+. Selon Voici.fr, un journaliste de l'émission aurait évoqué les accusations de plagiat lancées par la chanteuse grecque Eleni Vitali. "Là je sors de l'enregistrement du Grand Journal où on a évoqué cette histoire de similitude de Video Games avec une chanson grecque. C'est la première fois que j'entendais parler de cette histoire. Et cela m'a beaucoup agacée. Le journaliste m'a posé la question parce qu'il ne m'aime pas, j'en suis certaine", a déclaré Lana del Rey (photo AFP) au Parisien. Parano Lana ? Peut-être. En tout cas, après cet incident, la jeune femme a préféré annuler toute sa promo dans l'Hexagone.
Présence chimérique
Si la critique effraie Lana del Rey, le phénomène savamment managé a dû se faire quelques cheveux blancs à la lecture des articles décortiquant son premier album Born to die, sorti le 31 janvier dernier. "Terne, morne, et famélique" pour Rolling Stone ou encore "un disque épuisant, et déjà ringard" pouvait-on lire dans Libération. Les commentaires désagréables ont également fusé sur les réseaux sociaux suite à la performance désastreuse de la chanteuse dans l'émission américaine de référence Saturday Night Live. La Barbie vintage aurait autant de passion sur scène qu'une dépressive sous Xanax.
Un phénomène born to die
Le quart d'heure de gloire de la diva serait-il passé ? Pas encore. L'album Born to Die et sa chanson phare Blue Jeans (voir vidéo ci-dessus) arrivent en tête des charts iTunes dans plus d'une dizaine de pays. "Merci d'avoir fait de cet album le n°1 dans 11 pays. Vos mots doux ont atténué l'effet des critiques, même les plus cruelles. Je vous adore", s'enthousiasmait la chanteuse sur son compte Facebook.
Produit préfabriqué et déjà prédigéré ou artiste symbole d'une nouvelle génération, Elizabeth Grant ne se fait pas d'illusions et n'a pas peur de retourner dans l'ombre. "J'adore chanter mais ce n'est pas le plus important dans ma vie. Si ça devenait trop difficile à supporter, j'arrêterai", assure-t-elle. Une philosophie qu'elle semble déjà prête à mettre en pratique.
Damien Bouhours (www.lepetitjournal.com) samedi 4 février 2011
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Article du Figaro, Lana Del Rey annule sa promo française




































