Édition internationale

L’ACTU EN BREF – mardi 8 mai 2007

Justice– Procès du grutier tueur en Savoie.-
Plus de deux ans après le drame qui a coûté la vie à la petite Léa, huit ans, le procès des trois inculpés débute à Albertville. En octobre 2004, à Bellentre, une grue contrôlée par le fils du propriétaire, dépourvu du certificat de conduite d'un tel engin, s'est effondrée. C'est dans la cour d'école de ce village de Savoie que jouait la fillette quand soudain la flèche de la grue s'est détachée du reste de l'engin et lui est tombée dessus. La grue, vieille de plus de 20 ans, n'avait pas subi de contrôle depuis huit ans. D'après le père de la fillette il était inévitable qu'elle tombe. Sa fille est décédée quelques heures après l'accident à l'hôpital. Depuis ce drame les parents de Léa et leurs deux enfants sont partis vivre à la Réunion, pour fuir l'animosité des habitants du village qui ne supportaient pas que leur maire soit aussi mis en cause. Ce dernier avait déclaré, alors que le directeur de l'école, inquiet, l'avait prévenu des mouvements de grues, que le survol d'un domaine public par une grue était en dehors de ses attributions. Il est, avec le propriétaire et le conducteur de la grue, jugé pour homicide involontaire. J.J. (www.lepetitjournal.com) mardi 8 mai 2007

Outre-mer – Wallis perd son roi.-
Hier, en début d'après-midi heure locale, le roi de Wallis est décédé. Depuis quelques années déjà la santé de Tomasi Kulimoetoke était déclinante et c'est sa famille, et en particulier sa fille, Etua, qui dirigeait cet archipel français. Agé de 88 ans, l'homme était le roi de cette île de 15.000 âmes depuis 1959. Les habitants ont commencé à se rassembler devant le palais royal à Mata'Utu, chef lieu de l'île. L'enterrement est prévu pour aujourd'hui ou demain. Tomasi Kulimoetoke était l'un des piliers dans l'accession de Wallis et Futuna au statut de TOM. Bien que territoire français, l'archipel est sous un régime monarchique non héréditaire. En septembre 2005, les "nobles" du nord de l'île avaient tenté de renverser le roi en place. La mort de l'homme risque de réveiller les tensions politiques, notamment celles à l'encontre de la princesse Etua. J.J. (www.lepetitjournal.com) mardi 8 mai 2007

Science – Mais de quel sexe sera mon foetus?
Le monde de la science prénatale est en ébulition. En effet
l'entreprise anglaise DNA Worldwide propose aux jeunes parents anglais la possibilité, grâce à un test ADN, de connaître le sexe de leur futur enfant six semaines seulement après le début de la grossesse. Habituellement, il faut 18 à 20 semaines par le biais des tests à ultrasons. Désormais des kits sont vendus sur Internet au prix de 189,95 livres (278 euros) pour la version basique avec les résultats en six jours et 239,95 livres pour les parents pressés qui recevront la réponse en quatre jours. En prélevant un peu de son sang, qu'elle envoit ensuite au laboratoire de la société anglaise, la mère peut savoir si son enfant possède ou non le chromosome Y, et donc si c'est un garçon ou non. Mais ce progrès scientifique fait monter au créneau les anti-avortements qui voient ainsi la possibilité pour les parents de choisir le sexe de leur enfant. Mais cet argument à ses limites puisque en Angleterre l'avortement est possible, dans certaines conditions, jusqu'au sixième mois de grosesse. Néanmoins pour un pays comme la France, où la limite est à 12 semaines, ce kit pourrait conduire à un risque d'eugénisme. J.J. (www.lepetitjournal.com) mardi 8 mai 2007
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