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Sous les tropiques, des maux qui peuvent perturber votre quotidien

Par Dr.Elisabeth Bianchi et Dr.Amélie Renaud | Publié le 24/04/2018 à 23:30 | Mis à jour le 24/04/2018 à 23:30
Infection/uro/gynéco

Infections urinaires et gynécologiques: ça pique, ça gratte, qu'est-ce qui se passe?

Ces infections s'invitent fréquemment en pays tropical, elles profitent du climat chaud et humide. Voici quelques points de repères pour savoir ce qu'il convient de faire.

 

Les infections urinaires

 

On les sépare en infections " basses" et "hautes".

 

Les infections basses, ou cystites, sont des infections qui sont au niveau de la vessie. Elles concernent beaucoup plus souvent les femmes que les hommes. Elles sont favorisées par la déshydratation. Elles peuvent donner une envie très fréquente d'uriner, des brûlures urinaires, une pesanteur en bas du ventre et/ou du sang dans les urines. Elles sont facilement traitées par antibiotiques( 1, 3 ou 5 jours selon les cas). Un contrôle urinaire n'est pas nécessaire si les symptômes ont disparu. Les rechutes sont de plus en plus fréquentes du fait de l'apparition de la résistance du germe( E.Coli) aux antibiotiques. En cas de récidive (plus de 4 épisodes par an), un traitement antibiotique au long cours (à faible dose) est préconisé. Il faut bien sûr boire beaucoup d'eau en plus du traitement. Il existe des traitements alternatifs: traitement homéopathique (Colibacillinum 9 CH) ou traitement à base de canneberge ("cranberry" en jus, fruits secs ou comprimés)  pour éviter les rechutes.

 

Les infections hautes, ou pyélonéphrites, sont  au niveau du rein.

Elles donnent généralement de la fièvre et une douleur dans le dos. Elles peuvent être graves et nécessitent d'être très rapidement traitées par antibiotiques. En plus de l'analyse d'urines, une prise de sang et une échographie des reins sont nécessaires.

 

Les infections gynécologiques

 

On les sépare aussi en infections “basses” et “hautes”.

Les infections basses se développent au niveau du vagin (vaginite). Elles se manifestent par une augmentation des pertes vaginales qui peuvent avoir une odeur ou une couleur anormale, provoquer du prurit ou des brûlures. 

Il peut s’agir de mycoses (champignons,principalement le candida) : très fréquentes et récidivantes surtout en climat tropical. Elles sont favorisées par une alimentation trop sucrée, des vêtements synthétiques, le chlore de la piscine qui déséquilibre la flore vaginale….

Ou bien il peut s’agir de vaginites bactériennes : de nombreuses bactéries peuvent se développer en excès au niveau vaginal et devenir pathogènes. Elles sont identifiées par un prélèvement des sécrétions vaginales, envoyé au laboratoire pour orienter le traitement (ovules, crèmes ou parfois antibiotiques oraux). Une bactérie (strepto-beta) est dangereuse pendant la grossesse : on la recherche systématiquement au 9èmemois pour traiter avant l’accouchement.

Enfin, l’infection peut être virale : petites verrues (condylomes)dans la zône génitale provoquant un prurit intense. Très contagieuses, elles sont traitées comme les verrues des autres parties du corps. Attention aux vestiaires : mettre son slip dans son sac !

 

Les infections hautes se situent au niveau du col (cervicites). Elles peuvent provoquer une petite plaie appelée ectropion et des sécrétions glaireuses. Certaines bactéries ( comme le gonocoque, la chlamydiae ou certains mycoplasmes) sont sexuellement transmises et nécessitent le traitement des 2 partenaires.

Ces infections peuvent remonter dans le corps de l’utérus (endométrite) ou dans les trompes (salpingites). Douleurs persistantes dans le bas-ventre et règles trainantes doivent motiver une consultation chez le gynécologue. Il faut les traiter rapidement et énergiquement pour éviter la fermeture des trompes qui empêcherait une grossesse par voie naturelle.

 

Alors un conseil, même s'il faut chaud, sortez couverts !

 

 

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