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Comment donner confiance en soi à ses enfants ?

Par Anne Lienart | Publié le 10/04/2018 à 23:30 | Mis à jour le 12/04/2018 à 09:03
confiance en soi enfants

On rêve tous d’avoir confiance en soi à tout moment, et de l’offrir à son enfant. Alors comment procéder pour l’aider à être confiant en ses capacités tout au long de son développement ? La confiance en soi est un sujet complexe à appréhender, elle se cultive au jour le jour !

 

La confiance en soi, c’est la perception que nous avons de nous-mêmes et de nos capacités. C’est le regard porté sur soi-même et l’évaluation de ce que l’on croit savoir et pouvoir faire. Elle se construit dans l’enfance et se forge au jour le jour.

 

Dans l’enfance, le regard des parents ainsi que les mots qu’il reçoit sont capitaux pour cette construction de la confiance en soi. On évitera alors les « c’est bien, mais... », « que vais-je faire de toi ? », « tu es un imbécile ou quoi ? », « bon a rien », « peut mieux faire », plus tous les mots qu’on a pu croiser dans notre enfance… et place aux : « Bravo pour que ce que tu as fait ! », « tu es un champion! Comment t’y es-tu pris pour y arriver ? », « la prochaine fois sera peut-être la bonne, c’est en se trompant qu’on apprend », « Il n’y a pas d’échecs dans la vie, c’est juste une suite d’expériences …. », « j’ai confiance en toi »…. La reconnaissance de l’effort et de la réalisation, ainsi que de sa personne est importante dans tous les apprentissages.

 

On met de côté les comparaisons avec les frères et sœurs, les oncles, la grand-mère, Churchill… 

 

En effet, l’enfant dans tous ses apprentissages a besoin d’être vu, reconnu et porté. Dans « être vu », c’est être réellement vu, le regard est l’un des piliers de la construction psychique. On a besoin d’être vu pour sentir qu’on est une personne à part entière, qu’on vaut quelque chose. « Être vu » permettra de rentrer en communication au quotidien avec son entourage, d’oser être soit même et de supporter le regard extérieur.

L’enfant a également besoin d’«être reconnu » par son clan, c’est à dire d’être accueilli à sa juste place dans la famille. C’est tout le jeu de la systémie et du transgénérationnel. J’ai besoin d’être reconnu par mon clan et qu’on me donne ma juste place. Donc on met de côté les comparaisons avec les frères et sœurs, les oncles, la grand-mère, Churchill, et toutes les projections qu’on peut faire sur son enfant, et on prend le temps d’être ébloui par son développement. On se laisse surprendre. Cette attitude permettra de faire germer et fleurir les pépites que nous avons chacun en nous. En effet, cette posture permettra à l’enfant de faire naitre ce qui est naturel chez lui, et de là, naitra les motivations profondes. Donc on n’angoisse pas pour son avenir, et on regarde son enfant tel qu’il est avec ses envies, ses motivations et sa propre personnalité. Même si parfois c’est loin de ce que nous sommes ou que cela met du temps à germer, il y a une place pour chacun, et un avenir qui nous est propre et nous appartient.

La confiance en soi est à l’opposé de l’anxiété : plus j’ai confiance en moi et en mes capacités à m’adapter aux situations à venir, moins je vais être angoissé face à l’avenir et m’épanouir.

 

Quoi de mieux pour un enfant que d’intégrer ses apprentissages en étant récompensé par un regard, un contact ou un sourire ? Il en ressort fier, heureux d’avoir réussi à passer l’étape et continue ainsi à prendre plaisir à apprendre. C’est de la bienveillance, j’entends par là de l’amour inconditionnel, c’est à dire d’être entouré d’yeux chaleureux, de contacts rassurants et de paroles réconfortantes sans les « oui Mais » ou les « si… » qui lui font penser et se sentir tel un champion du monde dans un monde structuré et entouré d’amour. Il va ainsi intégrer le fait que face à l’adversité il saura toujours s’adapter à la situation par l’apprentissage. Il va ainsi développer les ressources nécessaires, en adéquation avec ses motivations internes, qui vont lui permettre de comprendre la situation, lui donner du sens et avoir ainsi les bons outils pour avancer et atteindre ses objectifs personnels. Ces regard et soutien bienveillants, l’enfant va les trouver dans son entourage, ses parents, ses professeurs, ses amis.

 

 

On fait avec ce qu’on peut et ce qu’on est 

 

Nous ne sommes pas les seuls en tant que parents à nourrir cette confiance en soi heureusement, mais nous y avons une grande part et c’est là toute notre responsabilité de parent. L’enfant grandit dans une famille, et va prendre exemple, en premier lieu et majoritairement, sur ses parents et son environnement, il va intégrer avec beaucoup de loyauté les modes de communication et de savoir-être de son entourage. Ce qui veut dire que si vous-même, vous n’avez pas confiance en vous, vous ne pourrez pas offrir la confiance en soi que vous souhaitez pour votre enfant. Il n’est pas là pour faire ce que vous n’avez pas réussi à faire, « vous réparer en quelque sorte », mais bien pour bénéficier d’un héritage familial qui le porte et l’aide à devenir tel qu’il est. Alors, ce n’est pas grave du tout, on fait avec ce qu’on peut et ce qu’on est, et si la confiance en soi n’est pas votre fort, dans ce cas là, faites le chemin ensemble et allez consulter à l’extérieur de la famille un coach, une psychologue ou autre thérapeute pour faire le travail ensemble, l’enfant vous en sera reconnaissant et vous évoluerez ensemble !

 

Nous allons ré-insister sur le fait que la confiance en soi se construit au jour le jour, et que son évolution va se poursuivre toute la vie en fonction des expériences que nous faisons. Alors ce qui est vrai pour l’enfant reste toujours d’actualité pour l’adulte, et dans son travail personnel, l’adulte peut être cet « œil bienveillant » pour lui-même, et peut s’encourager pour dépasser ses challenges, aussi petit soit-il. Donc, je ne pourrais que vous encourager à oser. Osons à être nous-même. Osons nous challenger de faire des petits pas au quotidien, félicitons-nous  à chaque pas de l’avoir fait et soyons contents de nous et de nos enfants en toute bienveillance !

On renforce ainsi systématiquement nos compétences. Si ce que je fais est bien, en rapport avec mes valeurs et mes convictions, je me le dis, je me le prouve et je le fais ! Portez-vous bien.

1 Commentaire (s)Réagir
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CG mer 11/04/2018 - 12:35

Merci pour ce bel article. Je suis une grand-mère et parfois je suis effarée de voir autour de moi des enfants à qui on demande d'être ce qu'on ne leur laisse pas le temps de devenir. Pour cela il faut leur donner la confiance, la joie de devenir, l'autonomie pour qu'un jour ils aient leur destin en main. Et ne pas oublier la bienveillance aussi pour ceux que l'on côtoie.

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