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Ostéopathe et francophone, le parcours de Budi Jatmiko

Par Valérie Pivon | Publié le 01/04/2019 à 23:30 | Mis à jour le 02/04/2019 à 06:30
Budi ostheopathe francophone indonesie

Budi Jatmiko est indonésien et a fait tout son cursus scolaire en France. Il est de retour depuis quatre ans à Jakarta et pratique sa spécialité, l’ostéopathie, désormais entre la capitale et Bali. Nous l’avons rencontré entre deux rendez-vous et avons pu échanger sur son parcours.

 Une scolarité en France

Budi arrive à l’âge de 10 ans à Nantes pour rejoindre sa mère et son beau-père. Ne parlant que très peu le français, l’école où il est scolarisé s’adapte : il intègre la classe de CE2 pour les matières générales, le CM1 pour les mathématiques et le CP pour le français. À la fin d’année, on lui fait passer un test et il entre au collège à la rentrée suivante. Après un parcours de bon élève, Budi décroche un baccalauréat S - scientifique. « J’ai toujours été très bien entouré, que ce soit par les enseignants que par mes parents » nous explique-t-il. Il s’inscrit en classe  préparatoire du concours de kinésithérapeute et d’ostéopathe. Il réussit le concours de l’école d’ostéopathie de Nantes. Cinq ans après, diplôme en poche, il exerce deux années en France et décide de revenir à ses origines : l’Indonésie.

Retour aux sources

Avec l’Indonésie, Budi n’a jamais coupé les ponts, régulièrement il revient à Bogor retrouver sa famille.  Le besoin sans aucun doute de renouer avec sa culture, mais aussi l’envie de se lancer un défi. L’ostéopathie n’est que très peu connue voire pas du tout en Indonésie. On fait ici bien souvent appel à la médecine alternative, jamu, acupuncture …Certains consultent le duku que l’on peut traduire par rebouteux. Budi l’avoue : « lorsque je suis arrivé, j’ai eu aussi la possibilité d’exercer à Singapour, mais peu convaincu par la qualité de vie et surtout par le coût de la vie, j’ai préféré m’installer à Jakarta». Pour débuter, il fait le choix de travailler dans un cabinet de kinésithérapeute au sud de la ville où les praticiens ont fait leurs études principalement en Australie et connaissent sa spécialité. Très vite, une clientèle tout d’abord expatriée puis petit à petit locale fait appel à ses services. Il y a donc de la place pour l’ostéopathie en Indonésie. Deuxième défi pour Budi, il décide de devenir indépendant. Il partage ses rendez-vous entre son cabinet sur Jalan Senopati et des visites à domicile. Il l’avoue : le bouche-à-oreille est pour lui ce qui lui a permis de se faire une patientèle.

Mais voilà : pour quelqu'un qui a grandit au bord de la Loire, les balades à vélo, le grand air et les pique-niques avec les amis lui manquent. Il est vrai que Jakarta ne se prête que très peu à ce genre d’activités, Bali par contre beaucoup plus. Ses relations avec les médecins pratiquant la médecine alternative lui permettent de s’installer à Bali : une première opportunité à Semyniak et ensuite à Ubud. C’est décidé : Budi partage son temps entre Jakarta et Bali. Partir en scooter, faire des marches en montagne ou aller passer un peu de temps à la plage font partie de son équilibre.

L’avenir

Lorsque l’on lui demande : qu’en est-il de sa clientèle ? Au début seuls les expatriés le consultaient mais désormais 40% de ses patients sont indonésiens. C’est une nouvelle pratique pour eux qui les surprend. Ils aiment le fait que cela ne fait pas mal, que tout se passe en douceur. Il y a en Indonésie actuellement 16.000 kinésithérapeutes mais un seul ostéopathe ! Cela semble décidé, Budi s’installe définitivement en Indonésie. Ses parents ont pour projet de le rejoindre à leur retraite à Bali. La boucle est bouclée.

 

Pour contacter Budi WA: 0812 8208 5044

Valerie Pivon

Valérie Pivon

Expatriée depuis plus de 20 ans en Asie dont 14 ans en Indonésie, guide au musée national de Jakarta. C'est avec plaisir que je partage avec les lecteurs du Petitjournal.com ma passion pour l'archipel indonésien.
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