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À Gili Trawangan, des étudiants français s’engagent pour la préservation des coraux

Créée en 2022 par quatre étudiantes d’AgroParisTech, l’association Misi Karang (Mission corail en bahasa indonesia) mène des actions de préservation des récifs coralliens sur l’île de Gili Trawangan au large de Lombok. Entre restauration des coraux, nettoyage des plages et sensibilisation au surtourisme, ces jeunes ingénieurs mettent leurs compétences au service de la biodiversité marine.

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Photo de NEOM sur Unsplash
Écrit par Lepetitjournal Jakarta
Publié le 15 mai 2026, mis à jour le 9 juin 2026

Une association née de la volonté d’étudiantes d’AgroParisTech basée à Gili Trawangan

L’association Misi Karang est née de la volonté de plusieurs étudiantes d’AgroParisTech de s’engager concrètement pour la protection des océans. Depuis sa création, chaque année des élèves de l’école en césure reprennent le projet afin d’assurer sa continuité. En 2026, c’est Mélina, Julie, Alexis et Élie débarqués en avril en Indonésie pour une mission de quatre mois. Les objectifs restent les mêmes : préserver les récifs coralliens, suivre leur état et sensibiliser le public aux enjeux environnementaux liés aux océans.

On a tous été assez choqués. On est en basse saison mais il y a énormément de touristes

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Mélina, Héli et Alexis, trois des quatre étudiants de la mission 2026 de Misi Karang 

Basée à Gili Trawangan, l’association travaille en partenariat avec Gili Eco Trust, une organisation locale spécialisée dans la protection de l’environnement marin sur l’archipel des îles Gili. Pour l’instant, toutes les missions de Misi Karang se concentrent sur cette île particulièrement touchée par les effets du tourisme de masse. « On a tous été assez choqués. On est en basse saison mais il y a énormément de touristes », font-ils remarquer d’une seule voix. 

Restaurer les récifs coralliens à l’aide de Biorocks. 

Le cœur du projet, financé par la fondation AgroParisTech, une cagnotte participative et leurs deniers personnels, repose sur la restauration des récifs coralliens grâce à la technologie des Biorocks. Ces structures métalliques immergées sont installées dans les zones où les coraux ont été endommagés par le blanchiment provoqué par le réchauffement climatique et l’acidification des océans. Alimentées par un faible courant électrique, elles favorisent le développement rapide des coraux.

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Des étudiants bénévoles pour Misi Karang interviennent sur un Biorock

Des fragments de coraux sont fixés sur ces structures afin qu’ils puissent se développer dans de meilleures conditions. Selon les étudiants, les coraux cultivés sur les Biorocks résistent mieux aux vagues de chaleur. Avec le temps, les structures se couvrent progressivement de coraux et recréent un véritable écosystème marin où poissons et autres organismes viennent s’installer. Il faut généralement entre trois et cinq ans pour qu’un Biorock atteigne sa pleine maturité.

Sensibilisation au surtourisme et gestion des déchets sur Gili Trawangan

En parallèle du travail de terrain, les membres de Misi Karang réalisent également un travail de sensibilisation. Chaque promotion choisit une thématique environnementale pour produire un documentaire. Cette année, les étudiants ont décidé de s’intéresser au surtourisme à Gili Trawangan et à ses conséquences sur les écosystèmes marins. Les années précédentes, le projet portait notamment sur la « plastisphère », ces écosystèmes qui se développent autour des déchets plastiques dans les océans.

Sur place, les étudiants participeront à plusieurs actions concrètes notamment pour ce qui concerne la gestion des déchets : nettoyage des plages, collecte et tri des détritus, puis acheminement de certains déchets vers Bali pour leur traitement. Les bénévoles constatent quotidiennement l’ampleur de la pollution plastique qui affecte l’île et les fonds marins. « c'est vrai, c'est vraiment une belle île mais effectivement, on sent quand même que le patrimoine est en danger », regrettent-ils. 

Les étudiants participant au projet effectuent cette mission durant leur année de césure, entre leur deuxième et troisième année d’études. La plupart suivent des spécialisations liées à la santé, aux biotechnologies ou à la gestion de l’environnement et espèrent, à leur échelle, contribuer à préserver ce fragile patrimoine marin indonésien.

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