Une sculpture de l'artiste vietnamien Van Hoang Huynh exposée dans le district de Nilüfer, dans l'ouest de province de Bursa, a été aspergée de peinture noire, rapporte le quotidien Hürriyet Daily News. L'œuvre, intitulée “Être libre” avait été réalisée en 2011 à l'occasion du colloque de sculpture international Kuzgun Acar. Une autre sculpture présentée lors de ce même colloque, “Adam et Eve” de l'artiste ukrainien Gutyrya Vyacheslav, a également été dégradée.
Les auteurs de cet acte de vandalisme sont encore inconnus. La dégradation a soulevé une importante vague de critiques, dont celle du maire issu du Parti républicain du peuple (CHP) de Nilüfer, Mustafa Bozbey. Celui-ci a déploré les dégâts infligés à la sculpture, qu'il a qualifiée de “précieuse œuvre d'art”. Il a également déclaré : “Il s'agit d'une attaque faite à l'art et à la culture. L'artiste qui a réalisé cette sculpture devrait être respecté. Je condamne ceux qui ont organisé cette attaque. Je condamne les attaques faites aux sculptures. Je crois que les habitants de Nilüfer protègeront leurs sculptures et leurs œuvres d'art.”
Cet acte de vandalisme n'est pas sans rappeler celui qui s'est produit dans la ville d'Izmir il y a quelques semaines. La statue de nu mythologique “Musicien” de l'artiste espagnol Amani Gonzalez Andres, installée dans la station de métro Izmirspor depuis quatre ans, avait suscité de vives controverses car elle représentait des organes génitaux. Vandalisée une première fois, elle avait été remplacée, avant d'être de nouveau dégradée. Cet événement avait provoqué une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. L'artiste Amani Gonzalez Andres avait alors dénoncé "un signe de régression en Turquie."
Margot Faudeil (http://lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 8 juillet 2016



















