Le géant bancaire britannique HSBC a annoncé, hier matin, sa sortie des marchés turc et brésilien afin d'orienter davantage sa nouvelle stratégie vers l'Asie, relate le site bousier.com. Depuis plusieurs semaines, HSBC Turquie occupait l'actualité financière du pays avec les spéculations sur ses plans de restructuration, prévoyant notamment la vente de toutes ses filiales turques.
Selon les derniers chiffres officiels publiés sur son site, en décembre 2012, HSBC Turquie comptait 6.170 employés et 333 branches dans tout le pays. Les neuf premiers mois de cette même année, son revenu d'activité s'est élevé à 857 millions de livres turques, soit 9% de plus que la même période en 2011. Toutefois, la banque a enregistré de très fortes pertes entre 2014 et 2015, respectivement de 10,8 millions de livres sterling et de 32 millions de livres sterling, rapporte le quotidien Today's Zaman. D'ici fin 2017, HSBC envisage par ailleurs de supprimer entre 22.000 et 25.000 emplois dans le monde.
La banque justifie ce plan de restructuration par une volonté de réduire ses coûts de 4,5 à 5 milliards de dollars par an à l'horizon 2017, mais aussi par une volonté d'accroître sa présence en Asie. Pour Stuart Gulliver, le patron d'HSBC, “le monde est de plus en plus connecté, avec l'Asie qui devrait afficher une forte croissance et devenir le centre des échanges internationaux dès la prochaine décennie”.
Depuis son arrivée en Turquie en 1990, HSBC n'avait pourtant cessé d'investir et de développer ses activités dans le pays. L'entreprise turque du groupe avait d'ailleurs été nommée meilleure banque étrangère par l'EMEA Finance Magazine en 2010. D'autres géants bancaires tels qu'ING Group NV, BNP Paribas et Bahreïn Arab Banking Corp ont déjà soumis des offres afin de racheter les activités turques du groupe, souligne le Today's Zaman.
Alizée Pellen (http://lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 10 juin 2015























