Le département de la sécurité publique de la police d'Istanbul a enregistré une baisse de 13% du taux de criminalité (rapport entre le nombre de crimes et délits constatés et la population considérée) depuis le 1er janvier 2015 par rapport à la même période de l'année 2014, rapporte le quotidien Sabah. Le nombre de crimes et délits recensés est ainsi passé de 63.600 entre le 1er janvier et le 22 juin 2014, à 55.300 sur la même période en 2015. Cette évolution coïncide avec une augmentation du nombre de personnes placées en garde à vue dans la plus grande ville de Turquie.
Les forces de l'ordre ont ainsi arrêté plus de 15.500 suspects sur les six premiers mois de l'année 2015, soit 70% de plus qu'au début de l'année 2014 et 140% de plus que sur la même période en 2013. La très grande majorité de ces arrestations a toutefois abouti à une libération faute de preuves ou en l'attente d'un procès. Sur les 15.500 personnes interpellées, 1.600 ont effectivement été placées en détention.
Les chiffres publiés par la police d'Istanbul révèlent aussi que les arrestations pour vol (hors vols avec violence et pickpockets) ont connu une hausse inédite par rapport à l'année précédente. Entre début janvier et fin juin, 500 personnes ont été arrêtées à Istanbul pour ce motif, deux fois plus que l'année précédente. Parmi ces suspects, 190 ont été emprisonnés.
Le pourcentage très faible d'incarcérations par rapport aux arrestations effectuées s'explique notamment par la surpopulation carcérale en Turquie. L'agence de presse Doğan révélait il y a quelques mois les résultats d'un rapport de la Commission d'inspection des droits de l'homme au Parlement datant du 2 mars dernier, faisait état d'un surnombre d'environ 2.000 détenus dans les prisons turques par rapport à leur capacité d'accueil.
Alice Godefroid (www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 26 juin 2015



























