Lancé en 1883 par la Compagnie internationale des Wagons Lits, l'Orient-Express, qui faisait la liaison entre Paris et Constantinople, en passant par Vienne et Venise, a cessé de circuler en 1977. La SNCF, qui assurait la traction des rames de la Compagnie des Wagons Lits, a alors déposé la marque, tombée dans l'oubli. Aujourd'hui, il reste un train composé de 7 voitures, propriété de la SNCF et classées monuments historiques. Elles se nomment Taurus, Anatolie, Flèche d'Or, Riviera, Train bleu, étoile du nord et Côte d'azur.
La société britannique Belmond exploite bien une partie du tracé sous licence “mais nous ne faisions rien de ce nom splendide, explique Patrick Ropert, directeur général de SNCF Gares & Connexion, à L'Opinion. En 2011, nous avons redécouvert ce joyau dans notre portefeuille et nous avons décidé de le relancer.” Désormais, la SNCF projette de réhabiliter cette ligne mythique de façon régulière.
Le mythe de l'Orient-Express s'est construit à travers la littérature et le cinéma. De nombreux auteurs y trouvent l'inspiration : Joseph Kessel, Ernest Hemingway et Agatha Christie. La romancière britannique y rencontre son époux et ses voyages à bord lui inspirent trois romans dont le célèbre Le crime de l'Orient-Express qui immortalisera le train. En 1974, pour l'adaptation cinématographique de ce roman, le réalisateur Sydney Lumet fait défiler dans le train les plus grands acteurs comme Lauren Bacall, Ingrid Bergman, Sean Connery et Anthony Perkins. Quelques années auparavant, James Bond y apparaît dans Bons Baisers de Russie (1963).
Patrick Robert, directeur général de la SNCF explique : "Dès ses débuts, ce train a été synonyme d'innovations. D'abord, parce que le trajet Paris-Constantinople était continu, ce qui était un exploit, mais aussi parce que l'offre était fantastique" relate L'Opinion. Patrick Robert a signé un partenariat avec Artcurial pour produire des expositions dans les wagons. Il souhaite également collaborer avec de grands chefs pour offrir des repas gastronomiques sur les rails. Des innovations qui concordent avec le but premier de ce projet : que l'Orient-Express redevienne très vite rentable.
(RE)LIRE : ”Le Train des Rois, le Roi des Trains” n'a rien perdu de sa magie.
Camille Amadei (www.lepetitjournal.com/Istanbul) mardi 17 mai 2016



















