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De quoi meurt-on aujourd'hui en Turquie ?

Par Sirine Belkhiri | Publié le 29/04/2019 à 03:21 | Mis à jour le 29/04/2019 à 09:41
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L'Institut Turc des Statistiques (TÜIK) vient de publier son rapport annuel sur les causes de mortalité en Turquie. Sans surprise, les maladies cardiaques et les cancers arrivent en haut du classement.

En dépit d’une légère inflexion comparativement à 2017, les maladies cardio-vasculaires restent, de loin, la première cause de mortalité en Turquie pour l’année 2018. C’est ce qui ressort du rapport annuel sur les causes de mortalité publié ce vendredi par l’Institut Turc des Statistiques (TÜIK).

Selon ses chiffres, les AVC et les troubles cardiaques sont ainsi à l’origine de 162 000 des 421 000 décès enregistrés l’an passé, soit 38,4% (contre 39,5% en 2017). Dans le détail, on s’aperçoit sans surprise que ce sont les plus 75 ans qui en sont les principales victimes, puisqu’ils représentent à eux-seuls plus de 60% des cas.

Deuxième cause de mortalité avec près de 82 000 décès (19,3%), les cancers affectent dans plus de la moitié des cas une population légèrement plus jeune, à savoir les 55 – 74 ans. Le rapport du TÜIK révèle en outre que 30,8% de ces tumeurs mortelles touchent le larynx, la trachée, les bronches ou les poumons. C’est-à-dire qu’il s’agit de cancers que l’on impute généralement au tabagisme.

Avec 52 000 décès (12,5% contre 11,8% en 2017), les maladies respiratoires (pneumonies, allergies, asthme, etc.) sont la troisième cause de mortalité.

Les autres principales causes de mortalité en 2018 sont les maladies affectant le système nerveux et les organes sensoriels (4,9%), les maladies relatives aux systèmes endocriniens, nutritionnels et métaboliques (4,8%), et les blessures et empoisonnements (4,4%).

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1 Commentaire (s)Réagir
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Philippe Cortébert lun 29/04/2019 - 09:47

Les turcs comme les grecs d'ailleurs restent de très gros fumeurs par rapport aux européens, le message n'est pas passé. On meurt de plus en plus tard de maladies de moins en moins différentes puisqu’on soigne les autres. Avant la généralisation de la pénicilline et de ses dérivés à la fin des années 40 on mourrait de la tuberculose (n°1) et de la syphilis (n°2) maladies devenues très marginales aujourd'hui.

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