

Hier soir, au Palais de France d’Istanbul, s’est tenue la quinzième cérémonie de remise du prix Terre de Femmes de la Fondation Yves Rocher. La lauréate, Özgül Öztürk, a été récompensée pour son projet “Nimri’de Yeniden Hayat” (“Un nouveau Nimri”), en présence de la Consule générale de France à Istanbul et de Jacques Rocher, président d’honneur de la fondation.

Le projet Nimri’de Yeniden Hayat est né dans un village presque désert en raison du fort exode rural, situé dans la province d’Elazığ, dans le district de Keban. Özgül Özturk a redonné, en quelques années, une dynamique à son village d’origine à travers l’association de solidarité Nimri. Cette organisation, qui ne comptait aucune femme lors de sa création, est maintenant composée de neuf hommes et neuf femmes et présidée par une femme. La solidarité et l’action des habitants de Nimri, sous l’impulsion de la jeune lauréate, ont permis de préserver la culture et l’économie du village. Lorsque qu’on lui demande ce que représente ce prix pour elle, Özgül Özturk répond : “ce prix n’est pas tant important pour l’argent, mais surtout pour le regard qu’il amène sur le village et ses habitants”. La jeune femme, qui a étudié l’architecture et le développement durable, a de nombreux projets pour l’avenir de Nimri. “Nous voulons créer de nouveau bâtiments respectueux de l’environnement, et il est indispensable d’inclure des femmes dans le développement de ces projets.”
Au cours de la soirée, la directrice régionale d’Yves Rocher, Elif Berker, et toute l’équipe d’Yves Rocher Turquie ont salué le travail de la jeune femme. “Je tiens à remercier toutes les femmes turques qui ont fait ce qu’est devenue la marque Yves Rocher en Turquie” a affirmé Elif Berker, alors qu’Yves Rocher compte aujourd’hui une cinquantaine de points de vente à travers la Turquie. Muriel Domenach, consule générale de France à Istanbul, a salué dans son discours une “soirée fédératrice en faveur des droits des femmes, premières victimes mais également actrices des solutions pour la lutte contre le changement climatique”, tout en faisant le vœu que la promotion des femmes soit un outil de rapprochement entre la France et la Turquie, mais également un outil de dépolarisation dans une société fortement marquée par le clivage entre les deux sexes.
Les semaines à venir seront également placées sous le signe du droit des femmes, puisqu’un séminaire sur l’emploi des femmes aura lieu au Palais de France les 15 et 16 mars prochains. L’Institut français d’Istanbul organise également un cycle d’événements en hommage aux femmes tout au long du mois de mars (programmation détaillée en cliquant ici).
L’an dernier, lepetitjournal.com d’Istanbul consacrait un article à la “renaissance” du village de Nimri. (Re)lisez-le ici : AU NOM DE MON VILLAGE – La lutte de quelques jeunes pour “retrouver” Nimri





























