

De Ian Fleming à Agatha Christie, De Guillaume Apollinaire aux publicités Chanel, l’Orient-Express a toujours été synonyme de luxe et objet de tous les fantasmes. Le trajet originel, reliant Paris à Istanbul, ne s’effectue plus qu’une fois par an. Lepetitjournal.com d'Istanbul s’est rendu pour vous en gare de Sirkeci afin d’en savoir plus sur ce train de légende (REDIFFUSION)

En traversant les compartiments, où les cabines “suites” au luxe discret s’enchainent, il est tentant de se prendre pour un personnage du Crime de l’Orient- Express d’Agatha Christie. D’ailleurs, pour Kay, passagère américaine embarquant à bord de l’Istanbul-Venise, le train évoque “l’élégance, le mystère et l’aventure” des livres de la romancière anglaise.
A bord des trois restaurants, les couverts en cristal, les fauteuils moelleux, les tons rosés et les discrètes lampes au coin des tables participent à l’atmosphère unique du train. Chaque wagon-restaurant décline pourtant son propre thème. Dans la décoration du “Côte d’Azur”, on trouve notamment des verreries de la maison française Lalique.
Un lien historique et culturel
Sur le quai, l’ambiance est solennelle, presque recueillie. Parmi les touristes venus admirer le train, Li, Coréen de passage à Istanbul, qualifie l’Orient-Express de “train historique” au “raffinement à l’européenne”.
Le train a effectivement traversé l’histoire du XXe siècle. Crée par l’ingénieur belge Georges Nagelmackers, l’Orient- Express est inauguré en 1883. Il reliait alors Paris à Constantinople (l'actuelle Istanbul) deux fois par semaine. La liaison est arrêtée en 1970 faute de rentabilité, avant de renaitre de ses cendres en 1999. L’Orient-Express, emblème du luxe, est aussi un trait d’union Europe-Asie symbolique et séculaire. Tayfun Akbulut, directeur de la gare de Sirkeci, en parle d’ailleurs comme d’un lien “d’amitié” et de “fraternité” essentiel. Il le compare à “un monde en miniature”.
Un voyage unique
Le voyage de six jours entre Paris et Istanbul n’a lieu qu’une seule fois par an, du 31 août au 5 septembre. Après des haltes à Budapest, Bucarest et Varna, le train reste deux jours à Istanbul, avant de reprendre sa route vers Venise. Avec des tarifs débutant à 7.400 euros, une capacité maximale de 100 passagers et 40 membres du personnel à bord, “Le Train des Rois, le Roi des Trains” n’a rien perdu de sa magie.
Poursuivez le voyage à bord de l'Orient-Express avec notre diaporama photo:
Ariane Haviland (www.lepetitjournal.com/istanbul) lundi 10 septembre 2012



























