

Une étude menée par la fondation de recherche TEPAV donne un " F " à la Turquie selon le niveau d'anglais des élèves. L'indice EPI a été compilé à partir de plus de 2 millions d'adultes de 44 pays qui ont fait un test en ligne gratuit en anglais. Cette étude alerte sur le niveau faible des langues étrangères et appelle une meilleure éducation en anglais, ce qui serait un meilleur support à la croissance économique
La Turquie se classe juste au-dessus du Kazakhstan dans la maîtrise de l'anglais. En dépit d'être la seizième économie mondiale et un acteur régional puissant, en terme de niveau général d'anglais, la Turquie se place au même rang que des pays comme le Chili, l'Arabie Saoudite ou l'Inde selon le rapport de la Economic Policy Research Foundation of Turkey (TEPAV). La fondation préconise une amélioration des compétences en anglais ; elle permettrait d'avoir une main-d'?uvre turque plus adaptable à la crise économique.
Les économistes soutiennent aujourd'hui que la Turquie doit entreprendre des "réformes de seconde génération", c'est-à-dire des révisions de son système d'éducation, système fiscal, judiciaire et de la planification urbaine. TEPAV soutient qu'un niveau élevé de maîtrise de l'anglais est essentiel pour la réalisation de cette deuxième étape de la croissance économique.
Si la Turquie devait augmenter ses échanges commerciaux et les exportations vers les marchés anglophones comme les Etats-Unis, cela conduirait vers une amélioration du niveau général de l'anglais. Par ailleurs, le niveau d'anglais dans un pays est l'un des facteurs les plus importants pour les entreprises américaines et britanniques au moment de décider d'externaliser une entreprise.
Le rapport souligne également que les dépenses d'éducation sont un indicateur clé de la maîtrise de l'anglais. Les pays qui se classent dans le top 25 du English Proficiency Index (EPI) dépensent une moyenne de 32.000 $ pour les établissements d'enseignement par étudiant, alors que la Turquie n'y consacre que 12.708 $.
Le rapport explique aussi que si la Turquie veut devenir compétitive dans la maîtrise de l'anglais, les autorités doivent employer un plus grand nombre de professeurs natifs anglophones recrutés à l'étranger, commencer à enseigner l'anglais au niveau de la première année, contrairement à l'école intermédiaire actuellement, et de renforcer l'enseignement des langues étrangères dans les instituts professionnels.
"Ces classes professionnelles permettraient aux avocats, aux infirmières, aux bureaucrates et à tous les autres de communiquer plus efficacement avec leurs collègues à l'étranger en les reliant au réseau mondial de connaissances", a déclaré TEPAV.
Gabrielle Steiblen (www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 24 janvier 2012





























