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MODE – De nouvelles marques françaises tentent l’exportation en Turquie

Écrit par Lepetitjournal Istanbul
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 15 mai 2014

Avec le soutien du Consulat Général de France à Istanbul s'est tenue hier à L'appart PR, showroom de mode à Ni?anta??, une présentation de huit marques de vêtements, sacs et accessoires. À cette occasion, lepetitjournal.com d'Istanbul a rencontré les représentants de ces nouvelles marques françaises qui veulent s'exporter sur le marché turc, un marché encore jeune mais en pleine expansion.

L'appart PR a ouvert il y a six ans à Istanbul. Cofondé par Feride Tansu?, il s'agit d'un bureau de presse permettant aux jeunes créateurs turcs de présenter leurs modèles aux éventuels distributeurs. Plus généralement, l'entreprise s'occupe des relations presse pour des marques de mode, mais également d'évènementiel ou de direction artistique. Hier, huit marques françaises étaient à l'honneur afin de présenter leurs modèles aux distributeurs stambouliotes.

Une démarche de promotion

"Chaque marché a des goûts différents. Nous avons donc décidé, avec Ubifrance et le Consulat général de France en Turquie, d'organiser deux jours pour ces marques afin qu'elles présentent leurs collections et tentent de trouver un distributeur ici. Elles ont visité les centres commerciaux qui se développent beaucoup à Istanbul pour avoir une idée du marché", explique Feride Tansu?.

Un marché turc qui semble très attractif pour ces marques françaises. Le directeur export de la marque Petit Bateau, Philippe Blanquet, explique vouloir implanter sa marque à Istanbul à la fois sous forme de franchise et dans des magasins multimarques. "Nous cherchons un partenaire qui puisse nous aider à développer la marque en boutique. Les franchises sont gérées à 100% par un partenaire local et notre but est donc de trouver des investisseurs. Nous voulons garder notre réseau de multimarques, sur internet ou dans les grands magasins, mais également en boutiques, afin de mailler le territoire de manière complémentaire", résume-t-il.

Pour la marque de joaillerie Clio Blue, ce n'est pas le premier coup d'essai en Turquie. "Nous sommes déjà présents à Ankara et la marque y fonctionne, il semble donc logique de se développer à Istanbul. Nous cherchons ici un distributeur qui pourrait acheter nos produits et les vendre, soit dans des grands magasins, dans des concepts stores, des showrooms ou encore des boutiques multimarques", explique le développeur commercial de la marque, Andrew Guermeur. Mais d'où vient cet intérêt pour le marché turc ?

Un intérêt poussé pour le marché turc

La Turquie a été étudiée de près par ces marques françaises qui semblent confiantes dans leurs possibilités de développement à Istanbul. "Pour la mode enfant, le marché turc est complexe. Il y a beaucoup de marques ?mass market', c'est-à-dire à bas prix voire quelquefois de basse qualité, et il y a aussi quelques marques de luxe comme Gucci, Prada ou Burberry. Mais il y a un manque entre les deux, et c'est là que vient se placer Petit Bateau, qui est une marque premium", confie Philippe Blanquet.

"Le milieu de la mode se développe beaucoup en Turquie, le pouvoir d'achat des gens augmente et généralement la femme turque dépense beaucoup pour son apparence ", raconte Feride Tansu?. Ces aspects du marché n'ont pas échappé aux marques françaises qui y voient des débouchés intéressants.

"La Turquie est un marché en plein essor, c'est un pays qui a un des plus fort taux de croissance en Europe. Il y a plus de 15 millions d'habitants à Istanbul, donc même si seulement 5% de la population est susceptible d'acheter nos produits, cela représente quand même un nombre intéressant", explique Andrew Guermeur. "C'est aussi un marché à ne pas négliger car Istanbul est une porte entre l'Orient et l'Europe. C'est un moyen d'augmenter notre visibilité au Moyen-Orient, notamment à travers le tourisme", ajoute-t-il.

Photo NS

La France, une image de marque en Turquie

Bien sûr, la mode reste un domaine d'excellence pour la France. Un rayonnement qui a atteint la Turquie. "Je pense qu'il y a un potentiel pour les marques françaises ici", explique Feride Tansu?. "Cela dépend du prix et de la marque, mais le made in France a une valeur ajoutée ici, il y a vraiment une place à prendre. ", ajoute-t-elle.

"Une partie de la classe moyenne turque aspire à des marques internationales ou avec un certain chic à la française, avec un style et une bonne qualité de vêtement. C'est là que Petit Bateau intervient, c'est une marque indémodable qui est là pour durer", raconte Philippe Blanquet.

 

Sarah Baqué (www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 16 mai 2014

lepetitjournal.com istanbul
Publié le 15 mai 2014, mis à jour le 15 mai 2014
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