

Mardi 8 octobre, la Commission européenne a publié son rapport de suivi, chargé de dresser le bilan des réformes exigées pour une adhésion à l’Union européenne. Il évalue l’avancée de la candidature de la Turquie – officialisée en 2005 – les progrès entrepris ainsi que la voie à suivre pour l’année à venir.

Le drapeau turc et celui de l'UE (photo European Parliament, Flickr/CC)
Le ministre turc des Affaires européennes, Volkan Bozkır, s'est exprimé face à la presse au sujet du rapport. Après avoir rappelé la détermination de la Turquie quant à son accession à l’Union, le ministre a souligné que "les rapports de suivi ne doivent pas être considérés comme des documents émanant uniquement de la Commission européenne. Le rapport doit être lu comme un document conjoint de la Turquie et de l’UE". Alors que le document de l'année précédente avait été plutôt mal accueilli par la Turquie, le ministre a annoncé que cette année "nos efforts concertés ont payé. (…) Beaucoup de nos suggestions ont été retenues", ajoutant que "le rapport contient naturellement quelques critiques (…) formulées de manière constructive". Volkan Bozkır a déclaré: "je souhaiterais insister sur le fait que c’est un document objectif et équilibré" rapporte le quotidien Hürriyet Daily News.
Lepetitjournal.com d’Istanbul a rassemblé les principaux extraits des conclusions sur ces sujets précis dans le tableau ci-dessous.




Le rapport aborde également le critère économique. Concernant l'existence d'une économie de marché qui fonctionne, le document salue la croissance significative de la Turquie depuis 13 années, ce qui confirme la solidité de son économie face aux chocs. Cependant, le déficit structurel et l'inflation sont élevés, ce qui indique qu'il y a toujours des déséquilibres importants au sein de l'économie turque. Par exemple, le rapport estime que la concurrence peut être améliorée en continuant à libéraliser les marchés des biens et des services.
Pour ce qui est de la capacité de faire face à la pression de la concurrence et aux forces du marché au sein de l'Union : le document indique que les améliorations sur le capital physique (la force de travail) du pays demeurent modestes. Autre point: même si la libéralisation du marché de l'électricité a progressé, les améliorations dans les autres réseaux d'industries restent très faibles. Malgré tout, le rapport rappelle que l'intégration économique et commerciale avec l'Union reste élevée et que la Turquie a gagné en compétitivité internationale de ses prix (du fait de la dépréciation de la monnaie).
Chaque chapitre (33) est ensuite analysé en détails. Ils examinent la capacité de la Turquie à remplir les obligations d'un Etat membre, le fameux "acquis" inscrit dans les traités (exemples: liberté de circulation des marchandises, droit de propriété intellectuelle, énergie, politique sociale et emploi, ou encore droits fondamentaux et judiciaires).
Marion Sagnard (www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 10 octobre 2014





























