Édition internationale

ISTANBUL/TRANSPORT : Prenez le dolmus !

Écrit par Lepetitjournal Istanbul
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Ils sont notre cauchemar quand nous sommes au volant de notre voiture et qu'ils s'arrêtent à tout bout de champ ou redémarrent sans prévenir. Mais essayez de monter au moins une fois dans un de ces dolmus et vous les trouverez franchement très pratiques ? à défaut, vous aurez vécu une expérience unique !

Un dolmus au départ (photo VC)

"Dolmus"(prononcer "dolmouche") signifie "rempli"en turc. Les dolmus sont des petits bus qui effectuent un trajet prédéterminé. Certains ne démarrent que lorsqu'ils sont pleins (d'où leur nom) mais la plupart partent dès que le chauffeur estime que le nombre de personnes à bord est suffisant. Ils permettent de faire de petits ou longs trajets à travers Istanbul et complètent avantageusement les transports en communs publics.

Le confort du voyage dépend de l'affluence et de la conduite du chauffeur. Certains se croient en plein rallye automobile et le voyage peut s'avérer une véritable aventure, dont on ressort un peu barbouillé;mais généralement les chauffeurs, s'ils ignorent les autres automobilistes, font par contre très attention à leurs passagers.

Le principal intérêt des dolmus réside dans leur nombre important (il y en a toujours un qui va passer à proximité) et dans leur mode de fonctionnement qui en fait une race hybride de transport, située entre le taxi et le bus : il s'arrête où vous voulez !! D'où les difficultés quand on est coincé en voiture derrière ?

Monter, descendre

Monter dans un dolmus permet également de partager une tranche de vie turque, très exotique au regard de nos habitudes occidentales. Le passager de dolmus a ses codes et ses règles, la plus déconcertante étant le passage de mains en mains des pièces et billets.

En effet, les dolmus portant généralement bien leur nom, sont très souvent pleins et il est difficile au passager fraîchement monté d'accéder au conducteur pour s'acquitter du montant de son trajet. C'est là que tout s'arrange : le passager fait passer à la personne devant lui sa monnaie en lui indiquant le lieu de son arrêt, et ainsi de suite jusqu'à la transmission finale au chauffeur (qui d'ailleurs réussi l'exploit de piloter tout en rendant la monnaie au centime près selon les destinations.). Puis, par la même chaîne humaine, la monnaie revient de mains en mains jusqu'à son but, ayant parfois passé 6 ou 7 relais différents. De la franche science fiction pour tout ancien usager des transports en commun parisiens......

Signalisation pour les dolmus (photo VC)

Autre mystère pour le néophyte du dolmus : où sont les arrêts ? Où vont-ils ? Pour répondre à ces questions, il suffit d'observer attentivement les dolmus in vivo. Tout d'abord une petite pancarte située sur le pare-brise ou sur le côté indique les principaux arrêts et la destination finale. Sur les grands axes, repérez des groupes de personnes qui attendent le long du trottoir : il y a fort à parier que ce soit l'arrêt d'un dolmus. Généralement les sorties de métro, les centres commerciaux (Istinye Park, Cevahir, Metrocity, etc...), les grandes places comme Taksim, les arrêts de bus IETT sont des terminus ou passages obligés de dolmus et se repèrent alors à la signalisation d'un panneau représentant un D sur fond bleu.

Pour descendre, il suffit de vous manifester auprès du chauffeur. Selon votre niveau de maîtrise de la langue turque, plusieurs options s'offrent à vous :
"Dur"(prononcer "dour") pour dire Stop ! Court et efficace. Ou bien « inebilir miyim ? » ce qui veut dire « puis-je descendre ? » Alors, prêts pour un premier voyage ?

Valérie Cevaer (www.lepetitjournal.com Istanbul). Lundi 26 octobre 2009

lepetitjournal.com istanbul
Publié le 26 octobre 2009, mis à jour le 13 novembre 2012
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos