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ISTANBUL / SPORT : Le Bosphore, piscine de tous les exploits

Écrit par Lepetitjournal Istanbul
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 février 2018

Quand près de 500 nageurs plongent pour une traversée du Bosphore, ça fait forcément des vagues ! Organisée pour la première fois en 1989 par le comité olympique turc, la course de natation intercontinentale d'Istanbul a rencontré un franc succès que ce soit au niveau des sportifs, que des spectateurs présents. La victoire revient cette année à un Bulgare, les français finissent très bien placés.

Durant quelques heures, le Bosphore fut propriété des nageurs (photo : Brigitte di Benedetto)

Au moment de plonger du ponton de départ à Kanlica, les centaines de nageurs amateurs plus ou moins bien entraînés, s’élancent pour 6,5 kilomètres de nage. Ils ne disposent alors que de deux heures pour rejoindre le parc Cemil Topuzlu de Kuruçesme. A ce petit jeu là, le Bulgare Dimitar Metodiev Videnov s’est montré le plus performant, en bouclant la course en 54 minutes et trois secondes, après un magnifique dernier sprint remporté contre son jeune dauphin, le Turc Abdulhalim Lafci.

Sous un soleil de plomb, et une eau du Bosphore agréablement claire, les participants ont princip
alement dû gérer le vent et ses conséquences pour la course. Venus de 26 pays différents, les 160 nageurs étrangers se sont donc illustrés. Parmi les francophones, la performance du jeune Français Denis Turan, troisième du classement général, a été particulièrement remarquée. Celle de la Belge Sandrine Ramboux, deuxième du général, tout autant.

Les 500 nageurs se sont lancés peu après 10h30 pour, en moyenne, une heure et demie d'efforts (photo : A. Godet)

Un évènement important pour la promotion d’Istanbul
Le Bosphore avait été fermé à la circulation maritime durant le temps de la compétition. Des moyens importants sont dégagés chaque année pour l'organisation d'une course très suivie par les médias turcs et étrangers. Un terrain d'expression idéal pour les opposants à la construction du troisième pont sur le Bosphore. L’ancien ministre d’Etat turc, Kursad Tüzmen, qui avait déjà participé à la première édition de la course, était une nouvelle fois de la compétition. A la 34ème place du classement général, il s’est pour sa part félicité d’une course qui associe les deux continents. Un évènement selon lui « important pour la promotion d’Istanbul et de la Turquie ».

La course intercontinentale d'Istanbul est unique en son genre (photo : A. Godet)


La course avait également lieu entre quelques dizaines d’avirons, de voiles et de kayaks, partis quelques minutes avant les nageurs. La remise des trophées a donné lieu à des ovations pour des nageurs qui, âgés de soixante ans et plus, ont accompli la performance de finir la course. Côté météo, selon les dires des sportifs, l’eau du Bosphore était bonne et assez propre, facilitant les performances. Au-delà du chronomètre, c’est surtout la bonne ambiance d’un évènement cosmopolite qui restera pour l’ensemble des champions.

Adrien Godet (www.lepetitjournal.com / Istanbul), lundi 20 juillet 2009

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Publié le 20 juillet 2009, mis à jour le 8 février 2018
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