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DIPLOMATIE - L’OTAN joue les médiateurs entre les USA et la Turquie

Par Edouard Roux | Publié le 07/05/2019 à 03:00 | Mis à jour le 08/05/2019 à 09:27
Photo : Des avions de chasse F-35 survolant une zone de défense.
jets, militaires

Lors d’une visite diplomatique à Ankara, le Secrétaire général de l’OTAN a pressé la Turquie de choisir les Etats-Unis pour le commerce de missiles plutôt que la Russie, son partenaire de longue date.

Lundi, le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg s’est rendu à Ankara afin de dissuader la Turquie d’acheter à la Russie des missiles S-400. Ce séjour sonne comme une dernière chance pour la Turquie – maintes fois réprimandée pour son commerce d’armes avec la Russie – mais aussi pour l’OTAN qui craint une déstabilisation de l’organisation sur le long terme.

« J’encourage de toutes mes forces les discussions sur un possible achat de système de missiles ‘U.S Patriot’ par la Turquie » a expliqué Jens Stoltenberg à l’agence de presse Anadolu. Il a également fait part de son souhait de parler dans les plus brefs délais au Président Erdoğan de cette situation jugée urgente.
 

Un devoir de membre

En effet, l’OTAN a mis en place un système de défense équipé de missiles ‘U.S Patriot’ protégeant chaque membre de l’organisation, y compris la Turquie bien entendu, cette dernière étant membre de l’OTAN depuis 1952.

Washington a fait part de ses craintes quant aux missiles russes S-400 qui pourraient – s’ils étaient déployés en Turquie – récupérer des informations précieuses sur les pays membres de l’organisation, traquer les avions de chasse F-35 mais aussi renforcer le désir expansionniste de Vladimir Poutine au Moyen-Orient.

Le Président Erdoğan a quant à lui répondu lors d’un meeting de l’OTAN - en présence du Secrétaire général - de manière très diplomatique à cet imbroglio, expliquant que « le développement des relations entre la Turquie et d’autre états est complémentaire, non pas incompatible. »

De possibles sanctions contre Ankara



Face à cette réponse, les Etats-Unis ont durci le ton et menacé Ankara de sanctions économiques et militaires si le pays ne respectait pas ses engagements avec l’OTAN et s’il ne renonçait pas à abandonner les missiles russes dont la livraison est fixée à juillet.

Suite à l’annonce de cette livraison de missiles S-400, le Président Trump a exprimé vouloir se rendre en visite officielle en Turquie au mois de juillet. Si le Président américain ne réussit pas à convaincre son homologue turc, ou si une coopération ne s’établit pas entre les deux pays, alors il promet d’imposer de lourdes sanctions à Ankara.

Rendez-vous en juillet.

1 Commentaire (s)Réagir
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Mohamed mar 07/05/2019 - 18:51

Dire que le système S400 risque de collecter des informations sur les avions F35 est tissu de conneries car le S400 est déjà présent en Syrie, ça n'a pas empêcher les USA de livrer ces F35 a Israël qui les a utilisés à plusieurs reprises pour ces opérations en Syrie. L'OTAN ne veut pas que la Turquie se dote d'un système de défense compètent ce qui laisse penser qu'ils préparent quelque chose contre la Turquie.

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