Édition internationale

ICONOGRAPHIE - ANTOON VAN DYCK A LA MAISON DE L'AMÉRIQUE LATINE





LA MAISON DE L'AMERIQUE LATINE DE MONACO, en collaboration avec la GALLERIA D'ARTE RISTORI di Albenga - Sv – Italie présentent « L'ICONOGRAPHIE » de ANTOON VAN DYCK (22 mars 1599 - 9 décembre 1641). Soit 50 Gravures à l'Eau Forte.


Né à Anvers le 22 Mars 1599, fils d'un riche marchand de soie, Antoon VAN DYCK montre tout petit un talent précoce dans le domaine artistique, ce qui lui permet de devenir à 10 ans, apprenti dans l'atelier du Peintre Hendrick VAN BALEN (1575 – 1632). Déjà très jeune, avant d'obtenir le diplôme de « Maître », en 1618, l'année pendant laquelle il fut inscrit à la « GILDA DI SAN LUCA », VAN DYCK dirige son propre atelier. C'est au cours de cette année, après avoir été remarqué pour son talent, que commence une collaboration avec RUBENS, en participant à la décoration du plafond de « l'Eglise de Jésus » à Anvers et prenant ainsi part à la réalisation de quelques cartons représentant l'histoire du Consul romain Decio Murea. Il devint alors le principal assistant de Petrus Paulus RUBENS entre 1610 et 1640. Se faisant remarqué par ses capacités artistiques, qui furent probablement la cause de son expatriation, l'artiste se rendit à Londres en 1620 à la suite du Comte di Arundel qui le voulait comme consultant artistique et finit par se faire présenter au Roi Jacques 1er. D'Angleterre, après un bref séjour, il part en Italie à la suite de la Comtesse di Arundel et là il étudiera les maîtres Italiens tels que le Titien et Véronèse . Il y restera de 1621 à 1627, résidant la plupart du temps dans la ville de Gênes où il devient le peintre préféré de l'aristocratie et où il jettera les fondations de sa carrière de portraitiste à succès.







Après être passé à Mantova, Milan, Turin, VAN DYCK séjournera aussi deux fois à Rome et visita Venise, Florence et Palerme où, en 1624, la Confrérie du Rosaire de Saint Dominique lui commande « la Madone du Rosaire ». Interrompant son voyage à Palerme à cause de l'apparition d'une épidémie de peste, l'artiste retourne à Gênes. Après une brève visite en territoire français, il retourne à Anvers en 1626 où se déroule une intense activité picturale jusqu'en 1632, année où il se transfert en Angleterre où son succès fut rapide;Il réalisa des portraits du Roi Charles, d'Henriette d'Angleterre;il fut nommé le 5 Juillet 1632, Chevalier et Peintre Officiel de la cour de Charles 1er, qui lui accordera une solde de 200 Livres Sterling. La production artistique de cette période, caractérisée par des portraits de nobles et d'aristocrates Anglais et son caractère affable, lui valurent l'admiration du public Londonien et le pousseront à intensifier sa production picturale, réalisant aussi des autoportraits, ainsi que des portraits de sa maitresse Margaret Lemon. En 1633, à la demande du même souverain, VAN DYCK épousa Mary Ruthven, fille de Lord Ruthven et dame d'Honneur de la Reine. Sir Anthony VAN DYCK créa pour la cour d'Angleterre des œuvres dans lesquelles s'affirme le pouvoir du roi en tant que monarque absolu. Après un bref retour à Anvers en 1634, l'artiste se mit à voyager avec son épouse, se rendant à Paris en 1640 dans le but d'obtenir de nouvelles charges. Rentrant à Londres en 1641, il vit immédiatement que son état de santé avait empiré et mourut le 9 Décembre de la même année près de Londres, le jour du baptême de sa fille Justiniana. Sa tombe, en l'Eglise de St Paul, a été détruite dans le grand incendie de Londres en 1666. VAN DYCK eut une grande influence sur les portraitistes anglais et, par la suite, on le considérera souvent comme le créateur de l'Ecole anglaise de peinture. Sir Antoon VAN DYCK était un peintre baroque, surtout portraitiste, flamand, qui a été le principal peintre de la cour en Angleterre. Il était aussi un maître de la gravure à l'eau forte. Un pigment de peinture à l'huile, le « brun van Dyck » lui doit, ainsi qu'un procédé photographique, le procédé Van Dyck.







On appelle généralement « Iconographie », la collection de portraits d'illustres personnages contemporains de VAN DYCK, gravés par lui-même ou sous sa direction. L'origine du projet, commencé probablement en 1626 après le retour d'Italie de l'artiste, débuta avec la collaboration de l'éditeur anversois Martinus Van Den Enden chargé de publier des gravures;au fur et à mesure de sa réalisation, cet ouvrage atteint la compétence artistique des eaux-fortes de Van Dyck, niveau d'autant plus extraordinaire si l'on considère le fait qu'avant cette période aucun portrait n'avait presque jamais été exécuté au moyen de cette technique. Quand, en 1632, VAN DYCK a quitté la FLANDRE pour rejoindre Charles 1er et devenir le peintre de la cour, beaucoup de gravures avaient déjà été réalisées. Avec l'édition de Gillis HENDRICX, elles atteignirent le nombre de 100 et furent successivement gardées jusqu'à ce qu'elles atteignent le nombre de 124 dans la collection des Frères VERDUSSEN, rassemblée de la fin du XVII° jusqu'au début du XVIII°, et dont on présente ici l'un de ces exemplaires. L'ensemble, un des premiers et des plus importants de ce genre, se présente sous divisé en 3 sections correspondant au rang des personnalités représentées : Princes (considérés comme nobles) et généraux, hommes d'état et intellectuels, artistes et collectionneurs. Sur le frontispice tout ceci est indiqué sur le piédestal, qui fait fonction de support à l'autoportrait de VAN DYCK, portant l'inscription « Icones principum virorum doctorum pictorum chalcographorum statuariorum nec non amatorum pictoriae artis numero centum et viginti quator ab Antonio Van Dick pictore ad vivum expressae eiusque sumptibus aeri incise. Antuerpiae Henricus et Cornelius Verdussen excudunt ». La collection de gravures des VERDUSSEN porte aussi un titre en français qui met l'accent sur l'importance d'un tel regroupement de portraits de VAN DYCK, fameux peintre et Chevalier du Roi - Le cabinet des plus beaux portraits (…) faits par le fameux Antoine VAN DICK , Chevalier et peintre du Roi – et sur la participation financière de l'artiste pour la réalisation de l'œuvre – (…) lesquels l'autheur mesme a faict Graver à ses propres dépens -. (De l'iconographie d'Antoine VAN DYCK – Catalogue Raisonné, de Marie MAUQUOY – HENDRICKX)

J.M.F.
www.lepetitjournal.com - Monaco, 26 octobre 2007

Infos: Du mardi 30 octobre 2007 au samedi 17 novembre 2007 inclus, tous les jours de 15 H 00 à 20 H 00, sauf dimanche et jours fériés.
Photos courtoisie

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