À 16 ans, William Mirwasser, originaire de Paris, partage son temps entre ses études et le football de haut niveau à Hong Kong. Arrivé à l'été 2024, il a rapidement trouvé sa place sur les terrains, transformant une expatriation en une véritable opportunité sportive. Nous l'avons rencontré.


Le foot m'a aidé à m'adapter à Hong Kong
Tu es arrivé à Hong Kong il y a un peu plus d’un an. Comment as-tu vécu ce changement ?
Je suis arrivé en août 2024. Au début, ce n’était pas facile, parce que j’étais très attaché à Paris, à ma famille et à mes amis. Mais avec le temps, j’ai dû m’y faire. Le football m’a beaucoup aidé à m’adapter. Ici, je vois qu’il y a de la visibilité et des opportunités, donc j’essaie de prendre le positif et d’avancer.
Avant Hong Kong, quel a été ton parcours dans le football en France ?
J’ai commencé le foot à 4 ans, dans un club près de chez moi. J’y suis resté jusqu’à 11 ou 12 ans, avant de rejoindre un club d’un niveau plus élevé. Je m’entraînais trois fois par semaine, avec les matchs le week-end, et parfois je faisais un entraînement supplémentaire avec les joueurs de mon âge.
Je me tiens à une discipline stricte
Comment s’est passée ton intégration dans un club hongkongais ?
À mon arrivée, j’ai fait un essai avec l’équipe première. Comme je ne parlais pas anglais au début, on m’a placé en U18, avec un coach français. Ensuite, en cours de saison, j’ai recommencé à m’entraîner avec l’équipe première, que j’ai intégrée officiellement cet été comme titulaire.
As-tu ressenti une différence d’intensité par rapport à ton rythme en France ?
Oui, clairement. À Hong Kong les entraînements ont lieu le matin avant les cours, ce qui demande beaucoup de discipline. Se lever tôt tous les jours, surtout mentalement, ce n’est pas toujours facile. Mais je sais que si je veux faire ça plus tard, je dois m’y tenir.
Les tactiques de jeu sont différentes à Hong Kong
Quelles différences observes-tu dans l'approche du jeu et des entrainements depuis que tu as rejoins la Première Division ?
Depuis que j'ai rejoins l'équipe première, je sens que c’est plus professionnel et plus tactique. On utilise des GPS pour les statistiques et l’analyse de jeu… Le style est aussi différent : on cherche à jouer vite, souvent en deux touches, pour faire avancer le jeu. Il y a également une grosse différence physique, car maintenant je joue contre des adultes.
Penses-tu que Hong Kong est un bon environnement pour développer de jeunes joueurs ?
Oui, pour l’expérience et le fait de jouer en équipe première, c’est très bien. Mais pour la formation à long terme, je pense que l’Europe offre de meilleures opportunités.
En plus du foot je prépare le bac
Justement, quels sont tes projets pour la suite ?
J’aimerais faire des tests en Europe, dans des clubs, pour essayer de revenir en Europe et intégrer un centre de formation. Si ça ne fonctionne pas, je resterai encore ici et je réessaierai.
En parallèle du football, tu prépares ton bac. Comment arrives-tu à concilier les deux ?
Je m'en sors plutôt bien. J’ai des tuteurs en dehors des cours, et je travaille aussi avec mon père le week-end. Pour la suite, ça dépendra des opportunités : si le football fonctionne bien, je me concentrerai dessus, sinon je continuerai aussi les études.
J'admire les joueurs offensifs
La médiatisation récente a-t-elle changé le regard de ton entourage ?
Oui. Depuis que je joue professionnellement, mes parents prennent le football plus au sérieux. L’article paru dans L’Équipe m’a donné de la visibilité, et des agents ont commencé à me contacter.
Quels sont tes objectifs à long terme ?
J’aimerais jouer au plus haut niveau possible, comme la Ligue des Champions ou la Coupe du Monde, et rejoindre l’équipe de France.
Y a-t-il des joueurs auxquels tu t’identifies ?
Oui, Achraf Hakimi et Trent Alexander-Arnold. Pour Hakimi, c’est son apport offensif et sa technique. Pour Alexander-Arnold, sa qualité de passe. Ce sont des qualités que mon coach m’a déjà reconnues et sur lesquelles je souhaites capitaliser.
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