Lundi 18 novembre 2019
Hong Kong
Hong Kong
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

Elles quittent Hong Kong, qu'emportent-elles?

Par Sophie Yiu | Publié le 26/06/2019 à 01:55 | Mis à jour le 01/07/2019 à 00:33
Photo : Cécile Thomas, Linh Anselme Vatin et Servane Delahaye s'envolent vers d'autres horizons. Elles reviennent sur leur expérience.
Portraits expat départ Hong Kong

La saison des départs est arrivée. 3 femmes expatriées à Hong Kong entre 7 et 18 ans reviennent sur leur expatriation, ce qu'elle leur a apporté et donnent quelques conseils pour les nouveaux arrivants. 

Cécile a fait trois séjours à Hong Kong (1998-2004, 2005-2011, 2013-2019) et rentre aujourd'hui à Rennes. tandis que Linh et Servane sont arrivées en 2012. Linh poursuit l'aventure vers Montréal alors que Servane revient à Paris. Nous avons posé les mêmes questions à ces 3 femmes aux profils très différents et avons naturellement collecté des témoignages très variés. Jugez plutôt.

Propos recueillis par Sophie Yiu

 

Que retenez-vous de vos années à Hong Kong ?

Cécile:

Un enrichissement culturel, une immense ouverture d’esprit grâce à la grande mixité et l’ouverture d’esprit des Hongkongais. Contrairement à ce que l’on pense il est tout à fait possible de se faire des amis hongkongais. Bien sûr, il y a des gens stupides partout, mais sur les 18 années à Hong Kong je peux vous dire que les gens sont tout de même très sympas. 

Linh:

Les 7 ans à Hong Kong sont passés très vite, plus vite même que les 4 ans à Singapour. Je n’étais pas active socialement et puis en arrivant à Hong Kong, on a fait les choses différemment: Sarah est depuis le CP à l’école française, j’ai travaillé, du coup on a rencontré beaucoup de monde. Les Hongkongais sont vrais et authentiques. 

Servane:

Pour moi, Hong Kong est la ville où tout est possible, Il y a énormément d’opportunités professionnelles. Pour avoir travaillé à la Chambre de Commerce, et pour en avoir fait l’expérience, il est tout à fait possible de changer de parcours professionnel, de se reconvertir ou de monter son entreprise. Il y a tant d’opportunités et d'expériences différentes à mener. 

 

Qu’est-ce qui va le plus vous manquer ?

Cécile:

L'efficacité et la réactivité du service ici, que ce soit l’administration, les transports... Mais surtout la nourriture! Manger pour pas cher et partout, tant il y a une diversité de cuisines chinoise et asiatiques! Cela va être compliqué de trouver de la vraie bonne cuisine chinoise à notre retour. Nous rentrons en France en partie parce que la ville est un peu trop bouillonnante aujourd’hui pour nous, mais il est certain que cette énergie va aussi nous manquer. 

Linh:

La nourriture! C’est incroyable ici. On mange bien et de tout, à toute heure, n’importe où et à tous les prix. Comme je dis toujours mon frigo est juste en bas de chez moi, contrairement au Canada que j’ai pu visiter en repérage. La sécurité aussi. On peut se promener tard sans craindre quoi que ce soit. Enfin la température: Je crois que pendant l’hiver à Montréal, on regrettera Hong Kong!

Servane:

La richesse de la diversité de Hong Kong, la possibilité d'avoir plusieurs vies dans une même ville: On peut avoir une vie professionnelle très intense tout en ayant une vie personnelle et familiale épanouie. Les infrastructures permettent de passer des grandes tours de Central aux grands espaces verts ou à la mer et ses magnifiques paysages.  

 

Qu’est-ce que vous emmenez avec vous ?

Cécile:

J'emporte la richesse des rencontres. J’emmène avec moi une nouvelle activité professionnelle également. Je trainais des pieds la troisième fois que l’on s’est installés, mais c’est à ce moment que j’ai décidé de faire une formation et que je suis devenue kinésiologue et que j’ai tant appris en matière de médecines chinoise et indienne, le reiki...

Linh:

Pleins de souvenirs… Quand des amis nous ont offert une vue du ciel de notre quartier, Whampoa, j’en ai eu les larmes aux yeux. Toutes les photos que j’ai prises des gens, de la nourriture, des paysages… Nos filles qui parlent plusieurs langues aujourd’hui. Nos amis car je sais qu’il y a des amitiés que l’on a créé ici qui dureront toute la vie.

Servane:

Les gens. J'ai rencontré de belles personnes que je n'aurais pu croiser ailleurs qu'à Hong Kong. J'ai fait de belles rencontres tant dans la communauté française, qui est très active et dynamique, que parmi mes concitoyens hongkongais, notamment grâce à mon travail à la French Chamber Foundation. 

 

Un conseil aux nouveaux arrivants ?

Cécile:

Prenez le temps de découvrir, d'apprendre, de comprendre et de vous imprégner de cette ville. N’apportez pas vos à priori, jugements et idées toutes faites. Apprenez les traditions, la culture, la différence. Vivez cette expérience pour vous enrichir, et pas seulement financièrement, même si ce n’est pas accessoire ici, mais aussi personnellement.

Linh:

Ne pas arriver en terrain conquis: On est pas chez nous ici! Il faut être ouvert et ne pas croire que notre norme est la même pour tout le monde. Ici, on ne vous tient pas la porte, les gens font du bruit quand ils mangent, ils rotent ouvertement… mais ils font aussi la queue pour prendre le bus. C’est juste une autre manière de vivre.  

Servane:

Soyez très curieux et très ouverts. On peut se reposer sur la belle communauté française mais il faut saisir toutes les opportunités de se frotter à nos concitoyens, votre expérience n'en sera que plus enrichissante!

 

Pour être sûr de recevoir gratuitement tous les jours notre newsletter (du lundi au vendredi): 

https://lepetitjournal.com/newsletter-152565

Ou nous suivre sur Facebook: https://m.facebook.com/LPJHK/

 

Nous vous recommandons

Photo Sophie3

Sophie Yiu

Hongkongaise de coeur depuis plus de 8 ans, Sophie est fascinée par le pouvoir d’une bonne histoire.
0 Commentaire (s)Réagir

Expat Mag

TÉLÉTHON

Jonas : "La maladie m'emprisonne, mais je crois au traitement"

Jonas, jeune étudiant de 22 ans, a été diagnostiqué d’une calpaïnopathie à l’âge de 6 ans. Une maladie qui s’est installée progressivement et qui depuis l’adolescence grignote peu à peu ses muscles