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11 Novembre à Hong Kong: bleuets et coquelicots

Par Didier Pujol | Publié le 10/11/2019 à 05:30 | Mis à jour le 12/11/2019 à 05:26
Photo : Thibaud Sarrazin, David Tran, Paule Ignatio, Xavier Pech, Marc Guyon et membres de l'UFE posent devant le cénotaphe arborant coquelicots et bleuets
Cérémonie armistice Hong Kong

Ce Dimanche, les représentants du Consulat à Hong Kong et Macao, du Souvenir Français, du Lycée Français International et de l'UFE étaient rassemblés autour du cénotaphe, en hommage aux morts de la Grande Guerre. Avec près de 18 millions de victimes civiles et militaires, le premier conflit mondial a marqué les mémoires et unit par les liens du souvenir la France et les autres nations impliquées.

 

Une guerre lointaine à Hong Kong

Mis à part l’attaque de la colonie allemande de Qingdao par les Japonais alors alliés de l’Angleterre et l’implication de plusieurs milliers de travailleurs chinois au service des alliés pour construire les tranchées, le front de la première guerre mondiale était situé pour l’essentiel en Europe. Aussi les participants Français ou Britanniques issus de l’ancienne colonie ne sont pas très nombreux, la mobilisation militaire de la colonie était alors focalisée sur la défense du territoire contre d’éventuelles attaques de bateaux ou de sous-marins allemands. Dans le Pacifique, par contre, les membres du corps expéditionnaire australien ont largement contribué à l’épisode du détroit des Dardanelles en Turquie, sacrifice encore célébré en Australie sous le nom de Anzac Day. Aujourd’hui, les citoyens britanniques présents à Hong Kong arborent à la boutonnière un coquelicot en référence au poème "In Flanders fields", évoquant les fleurs qui ont poussé sur les champs de bataille. Cette tradition est suivie par d’autres nations combattantes qui portent le "red poppy" ou des variantes. 

 

Cérémonie armistice Hong Kong

 

Les fleurs du souvenir 

Le coquelicot anglais: vendu au profit de la British Legion depuis 1918 pour soutenir les familles de soldats endeuillées par une perte, cet insigne est désormais porté pendant tout le mois de novembre par les Britanniques dans le monde entier mais également les Américains, les Canadiens, les Australiens et les citoyens de pays du Commonwealth.

Le bleuet de France: depuis 1925, la France a choisi un emblème spécifique avec l’Oeuvre National du Bleuet de France, initiative de deux infirmières des Invalides qui récoltaient des fonds pour les “gueules cassées”. Aujourd’hui, l”achat des bleuets est possible à Hong Kong auprès du Souvenir Français qui entretient en particulier le monument commémoratif des marins de la Fronde à Happy Valley ou encore la stèle des Français Libres au cimetière de Stanley. ICI

Le coquelicot blanc des pacifistes: le mouvement pacifiste “No more war movement” a choisi en 1933 de détourner le coquelicot anglais en proposant le blanc pour commémorer les morts. La Nouvelle Zélande a choisi en particulier d’arborer du blanc plutôt que du rouge. Ce fut aussi longtemps le cas de l’Irlande Républicaine qui souhaitant marquer sa différence face aux Unionistes de l’Irlande du Nord.

 


Participation des élèves du Lycée Français

Cette année, deux élèves de 3ème du LFI, Célestine Coste et Antoine Piras, avaient tenu à participer à la remise d'une gerbe en compagnie de leur professeur d'Histoire Philippe Gimenez. Quels que soit notre pays d’origine, notre âge ou notre sensibilité, les leçons de ce conflit tragique ne doivent en effet pas être oubliées. Le LFI avait déjà l'an passé marqué le centenaire de la Grande Guerre en recevant les représentants du Consulat à Hong Kong et Macao pour une mini-conférence sur les leçons des guerres pour le futur: dialogue et compréhension mutuelle sont toujours préférables au recours à la violence qui n’engendre que déchirements et attise les ressentiments.

 

Cérémonie armistice Hong Kong
Les élèves du LFI et leur professeur devant le cénotaphe

 

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Didier Pujol

Didier Pujol

Passionné de culture chinoise et présent en Chine depuis 2011, Didier a publié de nombreux articles sur la Chine avant de reprendre la direction de l'édition Hong Kong comme directeur et rédacteur en chef.
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