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Loisirs numériques en Suisse : comment les habitudes se transforment

Loisirs numériques en Suisse : comment les habitudes se transformantLoisirs numériques en Suisse : comment les habitudes se transformant
Écrit par Article Partenaire
Publié le 6 juillet 2026

Les façons de se divertir changent de rythme en Suisse, et les données officielles le confirment. La fréquentation des institutions culturelles et des activités de plein air a reculé en 2024 par rapport à 2019, alors que les pratiques connectées progressent. Pour les francophones installés de Genève à Zurich, cette bascule se ressent au quotidien. Une part croissante des soirées se passe désormais devant un écran, manette ou télécommande en main, sans que les loisirs plus traditionnels disparaissent pour autant.

Le streaming devient la norme

La vidéo à la demande, le streaming musical et la lecture numérique gagnent du terrain, d'après les relevés de l'Office fédéral de la statistique sur les pratiques culturelles. Les plateformes d'abonnement ont pris une place durable dans les foyers suisses, au point de modifier la façon de regarder un film ou d'écouter un album.

Le mouvement s'est accéléré après la pandémie, quand les sorties se sont raréfiées et que l'offre à domicile s'est étoffée. Les habitudes prises à ce moment-là ne se sont pas inversées, et la consommation de contenus en ligne reste élevée même une fois les salles rouvertes. En Suisse, l'adoption tient aussi à des catalogues disponibles dans plusieurs langues nationales, ce qui permet de suivre une série ou un documentaire sans changer d'abonnement.

Le jeu vidéo, un loisir grand public

Le jeu vidéo a quitté sa niche d'origine. Plus de la moitié de la population âgée de 15 à 75 ans y joue, soit environ 3,6 millions de personnes, et une part notable s'y adonne chaque semaine. Son audience dépasse même celle de certaines grandes plateformes de streaming, preuve que le secteur s'est installé au cœur des loisirs domestiques. Cette progression touche toutes les générations, et le téléphone est devenu la première porte d'entrée vers le jeu.

Les profils se diversifient aussi. Le jeu mobile attire des publics plus âgés, bien loin du cliché de l'adolescent seul devant sa console. On joue dans les transports ou en pause déjeuner, sur des formats courts qui s'intègrent dans des emplois du temps chargés. Autour des titres les plus suivis, des communautés se forment, des tournois amateurs aux diffusions en direct qui prolongent le temps passé sur un même jeu.

Le retour du fait-main et des jeux de table

Tout ne se joue pas sur écran. La Radio Télévision Suisse a relevé une nette hausse des loisirs créatifs depuis la pandémie, des travaux manuels à la cuisine maison. Les jeux de société résistent eux aussi, portés par l'envie de moments partagés sans connexion.

Cette coexistence entre numérique et activités tangibles dessine un paysage plus nuancé qu'une simple migration vers le tout-écran. Beaucoup de foyers alternent les deux selon l'humeur ou la météo, et l'arrivée d'invités suffit souvent à ressortir un plateau de jeu.

Se divertir en ligne dans un cadre régulé

Le divertissement en ligne couvre un spectre large, des jeux compétitifs gratuits aux plateformes de jeux d'argent encadrées par la loi. En Suisse, ce dernier segment obéit à des règles précises. La Commission fédérale des maisons de jeu n'autorise que les établissements titulaires d'une concession à proposer une offre en ligne, et chaque inscription suppose une vérification d'identité ainsi que des contrôles liés au budget du joueur.

Une plateforme comme le casino en ligne suisse 7melons, exploité par le Grand Casino de Berne, illustre ce modèle d'opérateur agréé depuis l'ouverture du marché en 2019. Il faut garder en tête qu'il s'agit d'un loisir payant comportant un risque financier réel, sans aucune garantie de gain. Beaucoup de joueurs l'abordent comme un divertissement à pratiquer avec mesure et dans des limites personnelles, et des structures d'aide comme SOS Jeu accompagnent celles et ceux qui en ressentent le besoin.

Au-delà de l'inscription, le cadre suisse impose aux opérateurs agréés des outils de protection concrets comme les limites de dépôt et l'auto-exclusion. Ces dispositifs, complétés par des messages d'information, cherchent à maintenir l'activité dans le registre du loisir maîtrisé. Ils distinguent aussi une offre légale d'un site sans licence, où rien de tout cela n'est garanti pour le joueur.

Vers quoi on se dirige

La tendance ne pointe pas vers la disparition d'un loisir au profit d'un autre, mais vers un mélange assumé. Les écrans captent une part grandissante du temps libre pendant que les activités hors ligne trouvent un second souffle. Côté numérique comme côté loisirs manuels, la diversité de l'offre n'a jamais été aussi large, ce qui rend le tri d'autant plus utile. Pour les francophones de Suisse, l'enjeu des prochaines saisons tiendra surtout à l'équilibre, et choisir ses divertissements en connaissance de cause comptera autant que l'abondance de l'offre.

Publié le 6 juillet 2026, mis à jour le 6 juillet 2026